Conakry, 3 févr (Infosbruts.com) – Le département de la Sécurité et de la Protection civile a connu, ces dernières années, des avancées notables sous l’impulsion de l’ancien ministre, Général Bachir Diallo. Des progrès salués aussi bien par les citoyens que par les observateurs du secteur sécuritaire, notamment en matière de modernisation des infrastructures et de rapprochement des services de l’État des populations.
Parmi les réalisations majeures, figure la construction et la réhabilitation d’infrastructures sécuritaires à travers le pays, ainsi que la dotation en véhicules anti-incendie modernes, une première depuis l’accession de la Guinée à l’indépendance. Ces équipements ont permis de renforcer significativement la capacité de réponse de la Protection civile face aux sinistres, réduisant ainsi les pertes humaines et matérielles.
Autre innovation fortement appréciée par les citoyens : la décentralisation de l’établissement des passeports. Désormais, les documents de voyage peuvent être délivrés dans les chefs-lieux des régions administratives, épargnant aux usagers de longs et coûteux déplacements vers Conakry, souvent accompagnés de frais de séjour importants.
Avec la nomination d’un nouveau ministre à la tête de ce département stratégique, de nombreux observateurs estiment que cet élan doit être poursuivi et consolidé, tout en s’attaquant à des défis structurels encore persistants.
Le premier défi majeur reste celui de la délivrance des cartes nationales d’identité biométriques dans les délais prescrits par le décret les rendant gratuites, ainsi que par son arrêté d’application. Malgré l’annonce de la gratuité, les lenteurs administratives et les difficultés opérationnelles continuent de susciter frustration et incompréhension chez de nombreux citoyens.
Un autre enjeu crucial concerne la formation et le rajeunissement des effectifs de la Police nationale et de la Protection civile. Plusieurs analystes plaident pour une politique ambitieuse de renforcement des capacités, à travers l’envoi de jeunes cadres policiers dans des écoles supérieures de police afin de les former comme officiers et commissaires de police, à l’image de ce qui se fait déjà au sein de la Gendarmerie et de l’Armée.
À cet effet, des pays africains tels que le Sénégal, le Burkina Faso, le Cameroun et la Côte d’Ivoire se disent disposés à accueillir, dans un délai relativement court, un plus grand nombre de stagiaires guinéens pour des formations de haut niveau.
Pour de nombreux acteurs du secteur, la formation continue et qualifiante doit donc figurer parmi les priorités du nouveau ministre, afin de bâtir une force de sécurité professionnelle, moderne et adaptée aux enjeux contemporains.
Dans un contexte marqué par de fortes attentes citoyennes, le succès du nouveau ministre de la Sécurité et de la Protection civile dépendra de sa capacité à préserver les acquis, accélérer les réformes en cours et investir durablement dans le capital humain, socle d’une sécurité nationale efficace et crédible.
Par Idrissa Sampiring DIALLO pour Infosbruts.com















