Labé, 9 avril (Infosbruts.com) – À Labé, un climat de tension commence à s’installer entre certains administrateurs territoriaux et des responsables locaux, à l’approche des élections communales prévues le 24 mai 2026. En cause : une exigence controversée visant des chefs de district candidats à ce scrutin.

Selon plusieurs sources locales, certains sous-préfets auraient demandé aux chefs de district figurant sur des listes de candidature de remettre leurs cachets de fonction, assimilant cette démarche à une obligation de démission préalable. Une décision qui ne fait pas l’unanimité et suscite de vives contestations sur le terrain.
Les responsables concernés refusent pour l’instant d’obtempérer, estimant que cette exigence ne repose sur aucune base légale clairement établie. Ils réclament notamment la présentation d’un document officiel justifiant cette mesure. À les en croire, ni la lettre circulaire adressée aux responsables et membres des délégations spéciales — les invitant à démissionner avant toute candidature — ni le code électoral en vigueur ne mentionnent explicitement le cas des chefs de quartier ou de district.

« Nous sommes prêts à respecter la loi, mais uniquement la loi », confie un responsable local sous couvert d’anonymat. « À ce jour, aucun texte ne nous oblige à démissionner pour être candidats. »
Cette situation met en lumière un flou juridique susceptible d’alimenter des incompréhensions et des tensions à la base, dans un contexte électoral déjà sensible. Certains observateurs redoutent que cette divergence d’interprétation n’affecte le bon déroulement du processus électoral dans la région.
À quelques semaines du scrutin, des appels à la clarification se multiplient, invitant les autorités compétentes à se prononcer officiellement afin d’éviter toute escalade et garantir un cadre équitable à l’ensemble des acteurs engagés dans ces élections locales.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















