Conakry, 17 avril (Infosbruts.com) – À défaut d’un suspense électoral classique, la scène politique guinéenne offre parfois des intrigues administratives dignes d’un feuilleton. Dernier épisode en date : la mystérieuse « double candidature » du ministre Jean Paul Cédy, aperçu simultanément sur les listes du FIDEL et de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP).

Pendant quelques heures, les réseaux sociaux se sont transformés en tribunal populaire, chacun y allant de son interprétation : stratégie politique audacieuse ou confusion bureaucratique de haut niveau ? Finalement, selon plusieurs sources concordantes, il ne s’agirait que d’une « simple erreur de secrétariat ».
Une formule désormais bien connue, capable d’expliquer à peu près tout… sauf peut-être l’inexplicable.
Car il faut bien l’admettre : voir un ancien ministre figurer sur deux listes à la fois a de quoi surprendre. À moins qu’il ne s’agisse d’une nouvelle innovation électorale guinéenne — le candidat multitâche, capable de représenter plusieurs formations politiques simultanément, histoire de maximiser ses chances.
Plus sérieusement, les clarifications indiquent que Jean Paul Cédy reste le candidat de l’UMP, formation dirigée par Boubacar Siddighy Diallo. Quant à sa présence sur la liste du FIDEL, elle relèverait d’un malencontreux glissement de nom, probablement survenu quelque part entre un clavier distrait et une validation un peu trop rapide.

Autre détail qui n’a pas échappé aux observateurs : sa position supposée en 49ᵉ place sur la liste nationale du FIDEL. Un rang qui, pour un profil de son envergure, ressemble davantage à une erreur de casting qu’à un choix stratégique. À moins, bien sûr, qu’il ne s’agisse d’une nouvelle forme d’humilité politique encore peu répandue.
On promet des corrections « dans les prochaines heures ». En attendant, cet épisode rappelle que, dans le processus électoral, tout ne se joue pas seulement dans les urnes… mais aussi dans les fichiers.
Une chose est sûre : entre candidatures fantômes et candidatures dédoublées, ces législatives 2026 n’ont pas fini de surprendre.
Par Idrissa Sampiring Diallo, témoin des bugs électoraux en version nationale, pour Infosbruts.com















