Télimélé, 16 avril (Infosbruts.com) – À Kinsy, petite localité de la sous-préfecture de Missira, la journée du 16 avril 2026 n’était pas tout à fait comme les autres. Entre discours officiels, applaudissements et regards tournés vers des salles de classe fraîchement rénovées, la communauté a célébré la remise des clés de son école élémentaire, entièrement réhabilitée par le Groupe UMS et la Fondation Wazni.

Un événement qui, au-delà de la symbolique, vient rappeler une réalité souvent évoquée : dans de nombreuses localités, l’accès à une éducation de qualité commence d’abord… par un bâtiment en bon état.
Une mobilisation à la hauteur de l’événement
Pour l’occasion, autorités administratives et éducatives de Télimélé, responsables locaux, notables et habitants se sont fortement mobilisés. Une présence massive qui témoigne de l’importance accordée à cette infrastructure dans une zone où les besoins éducatifs restent considérables.

Dans son intervention, le directeur de l’établissement, Alhassane Conté, n’a pas caché sa satisfaction, saluant une réalisation qui « améliore considérablement les conditions d’apprentissage des élèves ». Un constat partagé par les représentants de l’éducation, qui y voient un levier concret pour renforcer le système éducatif local.
Des infrastructures modernes pour un meilleur apprentissage
L’école de Kinsy ne s’est pas contentée d’un simple rafraîchissement. Le projet a porté sur une réhabilitation complète : salles de classe rénovées, tables-bancs neufs, cadre d’apprentissage modernisé.
À cela s’ajoutent des équipements essentiels souvent absents en milieu rural : un bloc de latrines modernes et un forage assurant un accès durable à l’eau potable. Des installations qui, au-delà du confort, répondent à des enjeux fondamentaux de santé, d’hygiène et de maintien des élèves à l’école.

Pour Souleymane Diallo, représentant de la Direction préfectorale de l’éducation, l’initiative va plus loin que la simple infrastructure : il s’agit de créer « un cadre d’apprentissage plus sûr, fonctionnel et adapté aux exigences pédagogiques actuelles ».
Un engagement inscrit dans la durée
Du côté des autorités locales, le message est double : reconnaissance et responsabilité. Le sous-préfet de Missira, le commandant Jean Flobert Haba, a exprimé sa gratitude envers les partenaires, tout en appelant à la préservation de l’ouvrage.
Car si construire est une étape, maintenir reste souvent le véritable défi.

UMS et Fondation Wazni : une stratégie de développement territorial
Cette action s’inscrit dans une dynamique plus large. Dans la région de Boké, le Groupe UMS et la Fondation Wazni ont déjà mené plusieurs projets similaires, avec la construction et la rénovation d’une dizaine d’écoles.
L’initiative s’étend désormais à la région de Kindia, avec Télimélé comme nouvelle zone d’intervention. Kinsy marque ainsi un point de départ.

Prenant la parole, Moussa II Doumbouya, représentant du Groupe UMS, a rappelé que ces actions relèvent d’une vision globale axée sur le développement du capital humain et l’accès équitable à l’éducation.
Une approche qui s’inscrit dans les politiques de responsabilité sociétale des entreprises, de plus en plus présentes dans les zones à fort besoin social.
D’autres projets en perspective
Et ce n’est visiblement qu’un début. Le Groupe a annoncé la construction prochaine d’une école à Kinkin, toujours dans la préfecture de Télimélé.
Au-delà de l’éducation, les interventions annoncées concernent également la santé, l’accès à l’eau potable et le soutien aux initiatives communautaires.

Pour Abdoulaye Diallo, président sortant de la délégation spéciale de Missira, ces actions traduisent un engagement concret en faveur du développement durable et de l’amélioration des conditions de vie des populations.
Une école, mais surtout un signal
À Kinsy, la rénovation de cette école dépasse le cadre local. Elle envoie un signal : celui d’un investissement dans l’avenir, dans une région où chaque infrastructure éducative peut faire la différence.

Reste maintenant à transformer cet acquis en résultats durables. Car au-delà des murs rénovés, c’est bien la qualité de l’enseignement, la motivation des élèves et l’implication de la communauté qui détermineront le véritable impact de cette initiative.
Mais pour l’heure, à Kinsy, une certitude s’impose : l’école a retrouvé des couleurs. Et avec elle, un peu d’espoir.
Par Mamadouba Camara pour Infosbruts.com















