Conakry, 17 avril (Infosbruts.com) – En Guinée, certaines transitions ont le sens de la continuité. À l’approche des législatives du 31 mai 2026, le président du Conseil national de la transition (CNT), Dr Dansa Kourouma, a décidé de ne pas trop s’éloigner du perchoir. Il est candidat sur la liste nationale à la proportionnelle du parti Union pour un Mouvement Populaire (UMP), conduite par Boubacar Siddighy Diallo.

Après plus de quatre ans à diriger un organe tenant lieu de parlement, quoi de plus naturel que de viser… le vrai ? Une sorte de déménagement politique sans changement d’adresse, où l’expérience du fauteuil semble déjà bien acquise.
Et Dr Dansa Kourouma ne voyage pas seul. Sur cette liste aux allures de casting institutionnel, on retrouve également Jean Paul Cedy, ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire, et le Pr Hassane Bah, conseiller national au CNT. Le tout avec le soutien, en arrière-plan, de figures issues de la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD). Une alliance qui ressemble à un puzzle politique où chacun semble avoir trouvé sa pièce… ou son intérêt.

Officiellement, il s’agit d’une candidature comme une autre. Officieusement, certains y voient déjà un scénario bien écrit : après avoir présidé le parlement de transition, pourquoi ne pas prendre les commandes de la future Assemblée nationale ? Une suite logique, presque administrative, diront les plus cyniques.
Dans cette Guinée politique où les lignes bougent sans vraiment bouger, la candidature de Dr Dansa Kourouma illustre une certaine maîtrise de l’art de rester au sommet, peu importe le décor institutionnel. Reste désormais à savoir si les électeurs valideront ce passage de témoin… à soi-même.
Par Idrissa Sampiring Diallo, déjà installé au perchoir… de son clavier, pour Infosbruts.com















