Labé, 28 avril (Infosbruts.com) – À l’approche des élections communales, la sous-préfecture de Dalein, dans la région de Labé, se retrouve au cœur d’une polémique inattendue. En jeu : 23 sièges de conseillers communaux à pourvoir, et déjà des interrogations sérieuses sur la crédibilité de certaines candidatures.

La Direction Générale des Élections (DGE) a publié une liste provisoire validant deux mouvements en lice : Développement de la Commune Urbaine de Mali (DCUM) et Génération pour la Modernité et le Développement (GMD). Jusque-là, rien d’inhabituel. Mais en y regardant de plus près, plusieurs incohérences interpellent observateurs et citoyens.
Une ambition géographique floue
Premier point de friction : la présence du DCUM dans cette élection locale. Comme son nom l’indique, ce mouvement se revendique du développement de la commune urbaine de Mali, une localité distincte. Dès lors, une question s’impose : comment un mouvement centré sur une commune urbaine spécifique peut-il légitimement briguer des sièges dans une commune rurale comme Dalein ?
Pour certains habitants, cela soulève un problème de cohérence politique, voire d’ancrage territorial. On ne comprend pas bien leur projet à Dalein. S’ils sont là pour développer Mali, que viennent-ils faire à Dalein ?
Des dates de naissance… incompréhensibles
Mais le plus troublant reste ailleurs. En examinant les informations personnelles des candidats figurant sur la liste provisoire, plusieurs anomalies apparaissent, notamment au niveau des dates de naissance.
Des chiffres comme 22838, 33970, 25819 ou encore 34427 sont mentionnés à la place de dates classiques. Des formats qui ne correspondent ni à un calendrier connu, ni à une norme administrative habituelle.
Erreur technique ? Codification interne mal retranscrite ? Ou simple négligence dans la publication ? Pour l’instant, aucune explication officielle n’a été fournie.

Une suspicion de liste fictive ?
Face à ces incohérences, certains vont plus loin et évoquent l’hypothèse d’une liste fictive ou mal constituée. Si tel était le cas, cela poserait un sérieux problème de transparence dans le processus électoral.
Dans un contexte où la confiance envers les institutions électorales est essentielle, ce type d’anomalie risque d’alimenter la méfiance. Plusieurs acteurs de la société civile appellent déjà à une vérification approfondie avant la validation définitive des listes.
La DGE attendue au tournant
La balle est désormais dans le camp de la DGE. Une clarification rapide sur ces irrégularités est attendue pour rassurer les électeurs et garantir la crédibilité du scrutin à venir.
Car au-delà des chiffres et des listes, c’est bien la légitimité démocratique qui est en jeu à Dalein.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















