Labé, 15 avril (Infosbruts.com) – Quelques minutes après le tragique accident survenu sur l’axe Dionfo–Konah, les premières identifications des victimes viennent donner un visage humain à ce drame qui a coûté la vie à cinq personnes, dans la soirée de ce mercredi.

Selon des sources locales, les victimes sont originaires de plusieurs localités de la région. Il s’agit d’une femme de Konkoren Ndantari, dans la commune rurale de Tarambaly, de deux femmes venues de Djinkan (Dionfo), d’une autre femme de la localité de Siaka, ainsi que d’un portefaix en provenance de Popodara.
Derrière ces identités, ce sont des histoires de vie brutalement interrompues. Des mères, des travailleuses, des personnes parties, comme tant d’autres, à la recherche de moyens de subsistance à travers les marchés hebdomadaires de la région.
Le drame s’est produit aux environs de 20 heures, lorsque le camion de transport mixte à bord duquel elles voyageaient s’est renversé entre Thianguel Lengué et Laggordhé, après Dionfo Centre. En partance pour le marché de Konah, ce trajet, habituellement animé et porteur d’espoir économique, s’est transformé en une scène de désolation.
Sur les lieux, les témoignages recueillis décrivent une nuit lourde de tristesse et de confusion. Les blessés, dont plusieurs dans un état préoccupant, ont été évacués vers le centre de santé de Dionfo pour les premiers soins, avant d’éventuels transferts vers des structures sanitaires plus équipées.

À Labé et dans les localités d’origine des victimes, la nouvelle s’est répandue rapidement, plongeant familles et proches dans le deuil. Dans ces communautés, où les liens sont étroits, chaque disparition résonne bien au-delà du cercle familial.
Ce drame relance avec acuité la question des conditions de transport sur les axes ruraux. Entre surcharge des véhicules, état dégradé des routes et absence de mesures de sécurité adaptées, les déplacements vers les marchés hebdomadaires continuent de représenter un risque majeur pour de nombreux citoyens.

Alors que les autorités sont attendues sur les circonstances exactes de l’accident, une chose est certaine : à Dionfo, cinq vies ont été fauchées, laissant derrière elles des familles endeuillées et une communauté profondément marquée.
Dans le silence qui suit le tumulte, ce sont désormais les souvenirs qui restent… et l’urgence d’éviter que de tels drames ne se répètent.
Par Idrissa Sampiring Diallo, pour Infosbruts.com















