Boké, 14 avril (Infosbruts.com) – La Coordination régionale du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) de Boké a exprimé sa vive préoccupation face aux intentions de certains acteurs syndicaux d’engager un mouvement de grève avant le terme du moratoire convenu.

Dans une déclaration rendue publique, son secrétaire général, Mamadou Alpha Sow, a rappelé l’existence d’un consensus entre le Conseil National du Dialogue Social (CNDS) et l’intersyndicale de l’éducation, composée du SLECG, du Syndicat National de l’Éducation et de la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Éducation.
Cet accord prévoit un moratoire de 100 jours après les élections présidentielles de décembre 2025, afin de favoriser un climat apaisé et permettre la reprise des négociations entre les parties concernées.

Pour la coordination régionale, le non-respect de cet engagement pourrait fragiliser la crédibilité des syndicats et compromettre le dialogue social en cours. « Déclencher une grève avant l’expiration de ce délai constituerait une violation de la parole donnée », a averti le secrétaire général.
Face à cette situation, le SLECG de Boké appelle l’ensemble des organisations syndicales à faire preuve de responsabilité et à privilégier l’unité d’action. Il insiste sur la nécessité de respecter les engagements pris afin de maintenir un cadre de concertation constructif pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants.

La coordination invite ainsi les acteurs syndicaux à attendre la fin du moratoire avant toute initiative de mobilisation, afin d’agir dans la légitimité et la cohésion.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















