Dalaba, 12 avril (Infosbruts.com) – À Dalaba, les témoignages continuent d’affluer suite au décès du doyen Mamadou Lamarana Barry, ancien correspondant préfectoral de l’Agence Guinéenne de Presse et professeur de français à la retraite.

Pour de nombreux acteurs du système éducatif local, sa disparition constitue une perte inestimable, tant pour l’éducation guinéenne que pour la cohésion sociale dans la préfecture de Dalaba. Enseignant dévoué, défenseur de la cause éducative et homme de vérité, le défunt laisse derrière lui l’image d’un homme engagé et respecté.
Dans un témoignage empreint d’émotion, Mamadou Alpha Baldé, secrétaire général de l’union préfectorale du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée à Dalaba, a salué la mémoire d’un « excellent professeur », toujours disponible et profondément attaché à la vérité.
« C’était un grand défenseur de notre cause pendant les grèves passées. Chaque année, nous participions ensemble au lancement des examens. Il était attentif, rigoureux et toujours véridique », a-t-il confié, rappelant plus de 17 années de collaboration indirecte avec le doyen, qu’il a connu déjà à la retraite mais toujours actif dans la vie publique.
Au-delà de son engagement éducatif, Mamadou Lamarana Barry était également reconnu pour ses qualités humaines et son implication dans la société civile, notamment en tant que coordinateur préfectoral de la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD). Il était souvent perçu comme un médiateur, un « sapeur-pompier » social, intervenant pour apaiser les tensions.

Une anecdote marquante remonte à la crise sociopolitique de 2018, consécutive à une grève du SLECG. Lors d’une réunion de crise convoquée par les autorités préfectorales, le doyen avait joué un rôle déterminant dans l’orientation des débats. Face à une confusion autour de la représentativité syndicale, il avait posé une question décisive : quel interlocuteur reconnaître entre un bureau officiellement désigné par la Directeur Préfectoral de l’Éducation par intérim, Maxim Kolié mais inefficace sur le terrain, et un autre non reconnu mais suivi par les enseignants dans son mot d’ordre de grève ?
Cette intervention, jugée pertinente, avait contribué à clarifier les positions et à faire avancer les discussions entre les différentes parties.

Reconnu également pour son talent de calligraphe et son attachement à Dalaba, le doyen Mamadou Lamarana Barry restera dans les mémoires comme un homme de conviction, de dialogue et de paix.

En cette douloureuse circonstance, la communauté éducative et sociale de Dalaba s’incline devant sa mémoire et prie pour le repos de son âme.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















