Labé, 11 févr (Infosbruts.com) – L’affaire de l’agression d’une collégienne par ses camarades continue de susciter l’émoi à Labé. Mais au-delà des faits eux-mêmes, une contradiction dans la communication du parquet soulève aujourd’hui des interrogations au sein de l’opinion.
Le premier jour des poursuites, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé, Mohamed Samoura, déclarait :
« Parmi les filles qui avaient été déférées, il y a une mineure qu’on a laissée à la disposition de la gendarmerie parce que le juge des enfants était rentré. »
Cette déclaration laissait entendre que toutes les mises en cause étaient des filles, et qu’au moins une mineure n’avait pas pu être immédiatement présentée au juge des enfants.
Or, lors du point de presse organisé mardi autour du même dossier, le même procureur a évoqué neuf personnes interpellées, précisant qu’il y a six mineurs parmi elles.
Une communication à clarifier
Cette évolution dans les chiffres interpelle. S’agit-il d’une mise à jour liée à l’évolution de l’enquête ? D’une erreur initiale dans la communication ? Ou d’un changement dans la qualification juridique de certaines personnes interpellées ?
Le flou s’installe d’autant plus que, selon des informations judiciaires antérieures communiquées par le parquet, il était question de sept mineurs et deux majeurs, dont un garçon.
Ces variations dans les chiffres – une mineure laissée à la gendarmerie le premier jour, puis six mineurs sur neuf interpellés le lendemain – alimentent les interrogations dans une affaire déjà très sensible.
Un dossier sous haute attention
Depuis la diffusion des images de l’agression sur les réseaux sociaux, l’affaire est suivie de près par la population. L’envahissement du tribunal par des élèves lors de la première audience témoigne du niveau d’émotion et d’attention que suscite ce dossier.
Dans un tel contexte, la rigueur et la cohérence de la communication judiciaire apparaissent essentielles pour préserver la confiance du public dans l’institution.
Si le parquet a réaffirmé que la procédure suit son cours normal et que les droits des personnes mises en cause seront respectés, une clarification officielle sur le nombre exact de mineurs et de majeurs concernés par les poursuites serait de nature à dissiper les doutes.
En attendant, l’opinion reste attentive à l’évolution de ce dossier, dans lequel la justice de Labé assure vouloir agir en toute indépendance et conformément à la loi.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















