Dabola, 21 avril (Infosbruts.com) – À Dabola, il se passe quelque chose d’assez rare pour être signalé : l’administration a décidé… d’apprendre à mieux écrire. Oui, vous avez bien lu. Pas un projet d’infrastructure, pas une tournée officielle, mais un atelier de rédaction administrative. Presque révolutionnaire.

82 cadres face à la page blanche
Ils sont 82 cadres des services préfectoraux à avoir troqué, le temps de trois jours, leurs habitudes rédactionnelles parfois… créatives, pour se confronter aux règles de la rédaction administrative. L’objectif ? Apprendre à écrire des documents compréhensibles sans nécessiter un traducteur spécialisé en jargon bureaucratique.
L’initiative est portée par la Direction régionale de l’Information et de la Communication de Faranah, qui a visiblement décidé de s’attaquer à un défi de taille : rendre les correspondances administratives lisibles du premier coup.

« Bien écrire, c’est déjà bien gouverner »
Pour Sâa Malick Camara, la maîtrise de la rédaction administrative n’est pas un luxe, mais une nécessité. Et pour cause : entre les notes de service interminables et les lettres où l’essentiel se perd dans les formules, il y avait urgence.
Le préfet mise sur la discipline… rédactionnelle
Présent au lancement, Alpha Oumar Cissé a invité les participants à faire preuve d’assiduité. Une recommandation qui, dans ce contexte, pourrait aussi signifier : éviter de copier-coller les anciens modèles datant de 1998.

Une révolution en douceur
Pendant trois jours, les participants vont découvrir qu’une phrase peut être courte, qu’un message peut être clair et qu’un discours peut être compris sans note explicative.
Une approche participative est annoncée. Traduction : chacun pourra reconnaître ses propres erreurs… en groupe.
Vers la fin des lettres incompréhensibles ?
Si cette formation atteint ses objectifs, les citoyens de Préfecture de Dabola pourraient bientôt recevoir des documents administratifs qu’ils comprennent sans avoir besoin d’un voisin interprète.
Un petit pas pour la rédaction, un grand pas pour l’administration.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com, là où même les ateliers sérieux peuvent faire sourire… tout en posant les vraies questions.














