Conakry, 12 févr (Infosbruts.com) – Une fouille inopinée menée le mardi 10 février 2026 à la maison centrale de Conakry, sur instruction du parquet général, a permis de mettre au jour un important réseau d’objets prohibés au sein de l’établissement pénitentiaire.

L’opération, conduite par les forces de défense et de sécurité, a abouti à la saisie de plusieurs substances et objets interdits, notamment du chanvre indien, du crack, du tramadol, du valium, des téléphones portables, des armes blanches ainsi que d’importantes sommes d’argent en espèces.

Des activités criminelles coordonnées depuis la prison
Selon les premières investigations, certains détenus seraient impliqués dans la coordination d’activités criminelles depuis leurs cellules. Les faits évoqués incluent des arnaques via de faux comptes sur les réseaux sociaux, des actes de harcèlement, des vols d’identité, du trafic de drogue ainsi que d’autres opérations organisées en réseau.

Ces révélations relancent le débat sur la sécurité et le contrôle au sein des établissements pénitentiaires, notamment sur l’introduction et la circulation d’objets interdits en milieu carcéral.

Un garde pénitentiaire interpellé
Dans le cadre de cette opération, un sergent-chef garde pénitentiaire en service a été interpellé par le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). Il aurait été surpris en possession d’un sac contenant une somme importante d’argent, des substances psychotropes – dont du chanvre indien et du crack – ainsi que plusieurs téléphones portables et divers objets prohibés.

Le haut commandement de la gendarmerie nationale, à travers la Direction centrale des investigations judiciaires, a présenté le prévenu ce mercredi 11 février 2026. Les premiers éléments de l’enquête évoquent une possible complicité de certains agents pénitentiaires dans l’introduction et la circulation de ces produits au sein de la prison.

Toute la chaîne de responsabilité examinée
Les investigations se poursuivent afin d’identifier l’ensemble des ramifications, tant internes qu’externes. Au-delà des interpellations déjà effectuées, les autorités indiquent que c’est toute la chaîne de responsabilité qui est désormais passée au crible.

L’objectif affiché est d’assainir durablement le milieu carcéral, de restaurer la crédibilité de l’administration pénitentiaire et de garantir que les établissements de détention ne puissent plus servir de base arrière à des activités criminelles.

Les autorités assurent que ces opérations de contrôle seront étendues à d’autres centres pénitentiaires du pays, dans le but de renforcer la sécurité publique et de favoriser un environnement propice à la réinsertion sociale des détenus.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















