Labé, 11 Janv (Infosbruts.com) – L’analyse du texte intitulé: « l’arrogance des conjurés face à la sérénité tranquille des hommes forts et dignes », récemment publié par Souleymane Souza Konate, conseiller en communication de Cellou Dalein Diallo, révèle une manœuvre rhétorique classique où l’indignation morale tente maladroitement de supplanter la réalité des faits institutionnels.
Sous la plume d’un communicant aux abois, ce pamphlet s’efforce de délégitimer un processus électoral dont la rigueur a pourtant été saluée par les instances internationales les plus crédibles.
Pour rétablir la vérité, il convient d’opposer à cette prose partisane une analyse rigoureuse fondée sur le droit, l’observation de terrain et une critique nécessaire des sources médiatiques auxquelles elle s’abreuve.
La crédibilité de Monsieur Christophe Boisbouvier, érigé par Monsieur Konaté en autorité morale suprême, doit être interrogée avec lucidité. Bien que figure historique de Radio France Internationale, son analyse souffre chroniquement d’un prisme eurocentré où la validité d’un scrutin africain semble indexée sur des intérêts géopolitiques extérieurs ou des affinités personnelles avec les anciennes élites déchues.
En affirmant qu’élire, c’est choisir, il sombre dans une tautologie simpliste qui occulte délibérément la dimension souveraine et sécuritaire du vote. Le journalisme de Monsieur Boisbouvier, perçu comme une chambre d’écho pour une opposition en exil, perd ici sa fonction d’information pour devenir un instrument de déstabilisation communicationnelle.
S’appuyer sur de telles déclarations ne relève pas de l’analyse réfléchie, mais d’une stratégie de victimisation visant à entretenir un narratif de crise là où l’État guinéen se consolide.
Contrairement aux allégations de simulacre proférées par le conseiller de l’UFDG, l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 a bénéficié d’une supervision rigoureuse et transparente. Là où le pamphlet de Monsieur Konaté croit déceler une militarisation oppressive, l’observateur objectif constate une sécurisation impérative du territoire.
Cette présence des forces de défense a été le rempart nécessaire garantissant l’intégrité physique des citoyens face aux velléités de sabotage et de chaos orchestrées par les franges les plus radicales.
Il faut en outre souligner que les missions d’observation de l’Union Africaine et de la CEDEAO, ainsi que des organisations non gouvernementales spécialisées, ont formellement validé la régularité du scrutin.
Leurs rapports ont mis en exergue la fluidité des opérations et le respect scrupuleux des normes techniques internationales.
La validation du scrutin par les instances juridiques nationales et sa reconnaissance par la communauté diplomatique constituent le socle d’une légitimité que les diatribes de l’UFDG ne sauraient ébranler.
L’argumentaire développé en faveur d’El Hadj Cellou Dalein Diallo repose sur la nostalgie d’un multipartisme de façade qui a trop longtemps maintenu la Guinée dans une forme d’immobilisme stérile et de clientélisme.
Prétendre que ce parti n’a nul besoin de manipulations pour exister est une lecture singulière, voire amnésique, de l’histoire politique récente. Le peuple guinéen, par son calme olympien et son rejet manifeste des appels à l’insurrection, a prouvé qu’il privilégie désormais la vision pragmatique de la refondation portée par les autorités actuelles.
Les accusations de dérives systématiques ne sont que des poncifs rhétoriques usés, destinés à masquer l’absence totale de projet politique cohérent de la part d’une classe politique déconnectée des aspirations profondes du terrain.
En définitive, la tribune de Souleymane Souza Konaté apparaît comme le vestige d’une époque révolue où l’on pensait pouvoir infléchir le destin d’une nation par la simple virulence du verbe et l’appui de relais médiatiques étrangers.
La Guinée de 2026 n’est plus le théâtre d’incertitudes qu’elle fut ; elle est entrée dans une ère de stabilité institutionnelle où la force du droit l’emporte sur les vociférations partisanes.
La nuit tant évoquée par l’opposition n’est qu’une ombre projetée par son propre déclin, alors que le pays s’engage résolument sur la voie de sa souveraineté retrouvée.














