Labé, 21 avril (Infosbruts.com) – À Labé, les lignes politiques continuent de se redessiner à l’approche des échéances électorales. Dans un entretien sans détour, Alpha Mamadou Cellou Diallo, secrétaire général du SNE à Labé et coordinateur régional des nouveaux fonctionnaires de l’éducation, a clarifié sa position politique et officialisé son engagement au sein de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP).

De l’UDRG à l’UMP : un parcours marqué par des ruptures
Ancien membre de l’UDRG, dissoute par son propre leader, Alpha Mamadou Cellou Diallo explique avoir poursuivi son engagement au sein de la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD). Mais rapidement, des dissensions internes ont fragilisé cette dynamique.
« Il y a eu une crise grave de confiance », affirme-t-il, évoquant notamment des désaccords autour de la mise en place des listes communales, qu’il juge imposées par « un petit groupe ».
Face à cette situation, lui et ses proches ont choisi de prendre leurs distances, refusant ce qu’il qualifie de « politique entre copains et coquins ».
Un choix assumé : l’UMP comme nouvelle maison politique
Approché par l’UMP, dirigée par Boubacar Siddighy Diallo, il affirme avoir trouvé une convergence de vues sur les grandes questions nationales.
« Nous avons une identité de vision sur les problèmes qui assaillent notre pays », explique-t-il.
Désormais, son objectif est clair : contribuer à la dynamisation, à l’implantation et au rayonnement de l’UMP, notamment dans la région de Labé et dans les préfectures environnantes.
Une critique du système politique actuel
Au-delà de son engagement partisan, Alpha Mamadou Cellou Diallo pose un regard critique sur la représentation politique en Guinée. Il déplore notamment le manque de préparation et de vision de certains élus.
Selon lui, trop de responsables confondent le rôle des députés avec celui des collectivités locales, alors que les missions sont distinctes.
« Le député est un représentant national, chargé de porter la voix des citoyens et de contrôler l’action de l’exécutif », rappelle-t-il.
Un appel à un renouvellement des pratiques
Dans son discours, il plaide pour un changement de paradigme politique, basé sur le débat d’idées plutôt que sur les logiques de masse ou d’appartenance.
Il appelle les citoyens à ne pas céder au « fait accompli » et à privilégier des profils capables d’incarner le développement et la bonne gouvernance.
L’UMP, un parti de cadres ?
Pour justifier son choix, il met en avant la vision et la « franchise » du leadership de l’UMP. Il insiste également sur la nature du parti, qu’il considère comme une formation de cadres, en opposition aux partis de masse qu’il accuse d’avoir montré leurs limites.
Il cite notamment la présence de figures influentes comme Dansa Kourouma ou encore d’anciens ministres, comme preuve de la crédibilité du parti.
Une recomposition en cours
Ce ralliement s’inscrit dans un contexte plus large de recomposition politique en Guinée, marqué par des alliances mouvantes et des repositionnements stratégiques à l’approche des élections.
À Labé, comme ailleurs, ces dynamiques pourraient redéfinir les rapports de force et influencer les choix des électeurs.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















