Labé, 20 avril (Infosbruts.com) – À Labé, la question de l’éligibilité du président du Conseil National de la Transition (CNT) aux élections législatives prévues fin mai continue d’alimenter les débats. Dernière voix en date à se prononcer : celle de Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, qui tranche clairement en faveur de la possibilité d’une candidature.

Constitution contre Code électoral ?
Alors que certains observateurs, relayés notamment par des médias, s’interrogent sur une éventuelle incompatibilité, l’ancien maire de Labé estime que la réponse se trouve dans la hiérarchie des normes juridiques.
Selon lui, la Constitution guinéenne ne prévoit aucune interdiction explicite empêchant le président du CNT d’être candidat aux législatives. Dès lors, même si le Code électoral guinéen évoque certaines incompatibilités, celles-ci ne sauraient primer sur la loi fondamentale.
« En cas de contradiction, il faut s’en tenir à la Constitution », défend-il, rappelant que celle-ci reste la norme suprême dans l’architecture juridique du pays.
Une question d’équité politique
Au-delà de l’aspect juridique, Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo aborde également la dimension politique du débat. Pour lui, empêcher une candidature dans ce contexte reviendrait à sanctionner un responsable qui n’a commis aucune faute.
Il souligne que le président du CNT demeure un citoyen à part entière, jouissant de ses droits civiques, et qu’aucune disposition ne justifie de lui interdire l’accès à une fonction élective.
Le poids du bilan
L’ancien maire met également en avant le bilan du président du CNT, qu’il juge globalement positif. Selon lui, une large partie de l’opinion reconnaît le travail accompli à la tête de l’institution de transition.
Dans cette logique, cette candidature ne devrait pas être perçue comme une anomalie, mais plutôt comme une continuité dans l’engagement au service de la nation.

Un enjeu pour la qualité du Parlement
Pour Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, la question dépasse le cas individuel. Elle renvoie à un enjeu plus large : celui de la qualité des futurs élus.
Dans un contexte où l’Assemblée nationale est appelée à jouer un rôle clé — notamment en matière de législation et de contrôle de l’action gouvernementale —, il estime essentiel de permettre aux profils expérimentés et compétents de se présenter.
Un débat révélateur
Cette controverse met en lumière les tensions entre interprétations juridiques et considérations politiques à l’approche des élections. Elle illustre également les défis liés à la transition institutionnelle en Guinée.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com, au cœur du débat politique guinéen.















