Labé, 7 févr (Infosbruts.com) – À l’approche du mois béni de Ramadan, la question de la flambée des prix des denrées alimentaires continue d’alimenter les débats à Labé. En début de semaine, Alpha Oumar Sy Savané, se présentant comme consommateur et communicant du Mouvement GMD dans la ville, a publiquement interpellé la nouvelle ministre de l’Industrie et du Commerce sur la cherté de la vie, pointant notamment le prix du sac de riz. Il intervenait dans l’émission PAROLE AUX AUDITEURS animée par Abdoul Aziz Baldé sur les antennes d’AfrikInfo FM 91.3 basée à Lanbannyi, à Conakry.

Mais cette sortie n’est pas restée sans réponse.
Face aux affirmations jugées alarmistes, le jeune Amadou Barry, distributeur de riz à Labé, est monté au créneau pour apporter ce qu’il appelle « la réalité du terrain ». Selon lui, loin d’une flambée, le prix du riz est plutôt en baisse cette année.
« En ce qui concerne le riz, je suis distributeur. Le prix est nettement à la baisse cette année. Le riz étuvé est à 265 000 francs guinéens. L’année dernière, c’était entre 295 000 et 300 000 francs », a-t-il précisé.
Une mise au point chiffrée qui tranche avec le discours alarmant relayé sur AfrikInfo FM et Infosbruts.com. Amadou Barry reconnaît toutefois les difficultés auxquelles font face les commerçants, notamment la hausse des coûts de transport, mais estime que cet élément n’a pas empêché une baisse des prix sur le marché local du riz.
Pour ce jeune distributeur, il est important de ne pas induire les consommateurs en erreur, surtout à l’approche d’un mois aussi sensible que le Ramadan, où la moindre rumeur peut provoquer spéculation et tensions sur les marchés.
Cette passe d’armes verbale met en lumière un débat récurrent à Labé : la perception des prix par les consommateurs face aux réalités des acteurs du commerce. Entre communication politique et données du terrain, les citoyens sont appelés à faire la part des choses.
Une chose est sûre : à quelques semaines du Ramadan, la question du panier de la ménagère reste plus que jamais au cœur des préoccupations, et chaque déclaration publique est scrutée de près.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















