Kankan, 28 janv (Infosbruts.com) – Le directeur préfectoral de l’Habitat de Kankan, Abdoulaye Diakité, poursuivi pour des faits présumés de stellionat, faux, usage de faux et complicité, a été mis en liberté provisoire ce mercredi à l’issue de son passage devant le tribunal de première instance (TPI) de Kankan.

Fodé Bintou Keïta, procureur de la République près le TPI de Kankan
Incarcéré à la maison centrale depuis le 22 janvier 2026 sur instruction du procureur de la République, le prévenu a comparu devant le ministère public lors d’une audience publique tenue en présence de plusieurs citoyens et de trois avocats de la défense.
Des débats contradictoires à l’audience
Au terme de débats nourris entre le parquet et la défense, le tribunal a examiné la demande de mise en liberté provisoire introduite pour le compte du prévenu. À l’issue de l’audience, le président du tribunal a ordonné la mise en liberté provisoire d’Abdoulaye Diakité, assortie d’un cautionnement fixé à dix (10) millions de francs guinéens, afin de garantir sa représentation devant la justice.
La position du parquet
S’exprimant à la sortie de la salle d’audience, le procureur de la République près le TPI de Kankan, Fodé Bintou Keita, s’est dit satisfait du déroulement du procès, rappelant les principes fondamentaux de la procédure pénale.
« Il existe une séparation claire entre les autorités de poursuite, d’instruction et de jugement. En tant que procureur de la République, notre rôle est de mettre l’action publique en mouvement lorsque nous sommes convaincus qu’une infraction a été commise, afin que le préjudice causé à la société soit réparé conformément à la loi », a-t-il expliqué.
Le procureur a souligné que la mise en liberté provisoire du prévenu est conforme aux dispositions du Code de procédure pénale, qui consacre la liberté comme principe et la détention comme exception.
« Nous ne sommes pas les porte-voix de l’émotion. Notre objectif est la recherche de la vérité judiciaire. Nous n’avons formulé aucune objection à la mise en liberté provisoire de Monsieur Diakité, tout en sollicitant qu’elle soit assortie d’un cautionnement, conformément à la loi », a-t-il précisé.
Selon le parquet, le montant du cautionnement a été fixé par le tribunal sur la base de son intime conviction, après examen du dossier à charge et à décharge.
Renvoi du dossier au 11 février 2026
Concernant la suite de la procédure, le procureur a indiqué que le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 11 février 2026, rejetant ainsi la demande de la défense qui souhaitait un renvoi après le mois de Ramadan.
« Le tribunal, respectueux de la liberté et de la dignité des citoyens, a estimé qu’un renvoi de deux semaines était suffisant pour la poursuite de la procédure », a conclu le procureur.
L’affaire se poursuivra donc à la date indiquée, où le tribunal examinera le fond du dossier.
De Kankan, Abdoulaye Kallo pour Infosbruts.com
Contacts : (00224) 620 99 61 39 / 611 95 94 69















