Labé, 1er déc (Infosbruts.com) – Les travaux de reconstruction de la route nationale Labé–Mamou ont été officiellement lancés ce samedi par le Premier ministre, entouré de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre des Travaux publics. Une annonce largement saluée par les populations locales, qui voient dans ce chantier un espoir de désenclavement après des années de souffrance sur cet axe majeur.

Au cœur de Labé, l’atmosphère était marquée par le soulagement et l’espérance. Après une dégradation continue, la route qui relie Labé à Mamou, l’une des plus importantes du pays, s’apprête enfin à changer de visage. Le lancement des travaux, bien que symbolique, porte de lourdes attentes pour les milliers d’usagers qui empruntent quotidiennement cet axe stratégique.

Abdourahmane Tafsir Diallo, VP DS CR Garambé
Un besoin pressant exprimé par les collectivités
Pour la population comme pour les responsables locaux, cette réhabilitation arrive après de longues années de difficultés.
« Pendant de nombreuses années, la dégradation progressive de cette route pèse lourdement sur nos populations. Les difficultés de déplacement, le coût élevé du transport, les pertes économiques et parfois même les risques d’accidents ont constitué un véritable frein au développement local », rappelle Abdourahmane Tafsir Sow, vice-président de la délégation spéciale de la commune rurale de Garambé, dans la préfecture de Labé.
Les discours officiels du chef du gouvernement et du ministre des Travaux publics se veulent rassurants : ils promettent un chantier exemplaire, mené selon les normes et dans le respect des engagements pris.

Alhassane Baldé, Acteur politique
Des interrogations sur la période choisie pour le lancement
Si l’initiative est saluée, certains observateurs n’hésitent pas à exprimer leurs doutes quant au calendrier de lancement, coïncidant avec l’ouverture de la campagne électorale.
« Je pense que le moment a peut-être été un peu mal choisi. Je ne comprends pas qu’on lance la construction d’une route à la veille d’une campagne électorale. J’espère que les deux ne sont pas liés et que les travaux continueront après les élections. Vu l’agenda, il y a de quoi s’inquiéter », analyse Alhassane Baldé, acteur politique de la commune urbaine de Labé.

Mamadou Aliou Diari Diallo, Société Civile
Un délai d’exécution qui suscite le débat
Autre point de discussion : le délai d’exécution annoncé pour les travaux, fixé à 34 mois. Une durée jugée trop longue par plusieurs citoyens, au regard de l’urgence.
« Trente-quatre mois, c’est vraiment loin. Nous aurions souhaité que ce soit exécuté en 12 ou 15 mois maximum, parce que le besoin est réel », estime Mamadou Aliou Diari Diallo, membre de la société civile.
Entre optimisme et vigilance
L’annonce du chantier divise donc entre enthousiasme et prudence. Pour certains, elle marque le début d’une transformation majeure de la région. Pour d’autres, les promesses passées non tenues appellent à la vigilance.
Une chose est sûre : la réussite de cette réhabilitation pourrait désenclaver toute une zone, faciliter les échanges et donner un nouveau souffle aux activités économiques.
Par Idrissa Sampiring Diallo, pour Infosbruts.com














