Conakry, (InfosBruts.com) – À mesure que la Guinée s’avance vers l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025, les enjeux se multiplient et les sensibilités s’aiguisent. Dans ce contexte chargé, la société civile guinéenne apparaît comme un acteur incontournable pour la préservation de la transparence électorale, de la cohésion sociale et de la paix.
Selon Mamadou Diouldé Sow, activiste de la société civile, la neutralité de cette dernière n’est pas une posture mais « un devoir moral » au service du peuple et de la démocratie.
Une vigilance construite sur l’analyse et la mémoire des crises
Les précédents cycles électoraux en Guinée ont été marqués par des tensions, des contestations et des épisodes de violences. Cette expérience collective a forgé chez les organisations civiles une conscience aiguë de leurs responsabilités.
Bien avant la tenue du scrutin, elles multiplient les initiatives : suivi de l’inscription des électeurs, analyse des signaux de tension, sensibilisation citoyenne, veille sur le respect des procédures.
« Une société civile forte n’éteint pas les crises, elle les empêche de naître », rappelle Mamadou Diouldé Sow.
Le jour du vote : l’observation citoyenne comme rempart démocratique
Le rôle des observateurs civils est crucial le jour du vote. Ils vérifient l’intégrité du matériel électoral, observent le déroulement des opérations dans les bureaux, et veillent à l’accès équitable des électeurs.
Un travail souvent discret, mais essentiel. Leur présence constitue l’un des leviers les plus efficaces contre la suspicion, la fraude ou la manipulation des résultats.
Après la fermeture des urnes : un moment décisif
La phase post-électorale demeure l’une des plus sensibles. La société civile doit alors : documenter les irrégularités, comparer les données, consolider les observations, appeler à la retenue et au respect du verdict des urnes.
La coordination entre organisations est déterminante pour garantir la crédibilité et l’impact des rapports produits.
Préserver la paix, au-dessus de toute considération politique
La société civile ne soutient aucun candidat ; elle défend avant tout l’intérêt supérieur de la nation. Elle appelle les autorités, les jeunes et l’ensemble des citoyens à la responsabilité, au calme et à une participation civique apaisée.
Pour Mamadou Diouldé Sow, la maturité démocratique du pays se mesure à « la capacité de la Guinée à rester unie lorsque les passions s’enflamment ».
Un appel pour une Guinée apaisée
Alors que le pays se prépare à un scrutin déterminant, l’activiste invite toutes les composantes sociales et politiques à agir avec discernement, loyauté et respect des institutions.
« Que Dieu protège la Guinée. Que la République élève chacun de ses enfants vers la maturité démocratique », conclut-il.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour infosBruts.com















