lundi mai 4 2026
InfosBruts.com
Advertisement
  • Accueil
  • Actualité
  • Interview
  • Opinion
  • Avis
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualité
  • Interview
  • Opinion
  • Avis
No Result
View All Result
InfosBruts.com
No Result
View All Result
Home Politique

Création de nouvelles communes rurales : Une boite à pandores…, selon le député Baadiko de l’UFD

InfosBruts by InfosBruts
17 mars 2021
in Politique
0
Présidentielle 2020 en Guinée : le député Mamadou Bah Baadicko de l’UFD sent un autre piège contre l’opposition

L'honorable Mamadou Bah Baadicko, député à l'Assemblée Nationale et président de l'UFD

Guinée, 17 Mars (IBC) – Le président de l’Union des Forces Démocratiques (UFD), Mamadou Bah Baadiko est le seul député guinéen à avoir voté contre l’érection de 20 sous-préfectures en communes rurales, lors de la plénière de la 9ème législature organisée par le parlement guinéen, hier, mardi, 16 mars 2021, dans l’après-midi, a appris votre quotidien en ligne infosbruts.com d’une source officielle.

C’est devenu une tradition chez le député Mamadou Bah Baadiko, président de l’Union des Forces Démocratiques (UFD). Chaque fois que l’Assemblée Nationale est appelée à examiner un projet de loi sur des questions d’intérêt national évident, l’opposant au régime de Conakry partage, dans un document, ses remarques, réflexions, analyses et observations.
Le dernier cas en date porte sur l’érection de 20 sous-préfectures de la Guinée en communes rurales. Projet de loi adopté, mardi, 16 mars 2020, par une majorité écrasante de 89 députés présents contre la volonté de l’opposant Mamadou Bah Baadiko qui explique ses motivations à travers les lignes ci-dessous. Intégralité!

READ ALSO

Conakry : le FRONDEG annonce un point de presse décisif sur son retrait du processus électoral

Tougué : le retrait du FRONDEG officiellement acté par l’administration électorale

Monsieur le Président, Honorables collègues, Messieurs les ministres,

Mamadou Bah Baadicko, Député à l’Assemblée Nationale et président de l’UFD

D’entrée de jeu, je dois souligner pour m’en féliciter, la quasi-unanimité qui s’est dégagée hier en Inter-commission parmi les députés, toutes tendances confondues, pour poser la question suivante au gouvernement : Quels ont été les critères appliqués pour la création de ces sous-préfectures et communautés rurales? Quels sont les critères d’éligibilité pour un district qui veut devenir une sous-préfecture ? Le moins qu’on puisse dire est que la réponse claire à cette question est toujours attendue. Des faits montrent qu’en ce domaine, le gouvernement a manqué de transparence. On a noté qu’il y a eu des décrets gardés plusieurs mois sous le manteau. Pourquoi avoir créé 1 seule sous-préfecture en Guinée du Sud-Est, vaste territoire, alors que le reste du pays en a eu 19 et que cette région en avait 15 en demande ?
A cette lancinante question, nous en ajoutons une autre : Dans le contexte actuel, quelle sera la contribution réelle de ces nouvelles Sous-préfectures au bien être des habitants, je veux dire en dehors du prestige et des règlements de comptes ? Absolument rien !

Mamadou Bah Baadicko, farouche opposant au régime du président Alpha Condé

Nous qui sommes sur le terrain, savons parfaitement que ces créations de nouvelles unités administratives répondent soit à des revendications communautaires, comme au Fouta, soit à des revendications de type clanique comme en Haute Guinée. La plupart des fois, nous savons que ces décisions sont prises pour satisfaire des promesses électorales du RPG, parti au pouvoir.

Notre sentiment est qu’avec cette orientation, le pouvoir, est entrain d’ouvrir une boîte à pandores qui ne contribuera en rien à la cohésion des communautés et au progrès tant attendu, bien au contraire. En témoigne le tollé exprimé par les élus de la Région du Sud-Est et le fait qu’à Kourou (qui s’appelle en réalité Kourou Maninka) et à Tarambaly, par exemple, de petites localités sont presque en révolte contre leur rattachement à ces nouvelles unités. Ce texte donc crée bien plus de problèmes qu’il n’en résout. Le prétexte de rapprocher l’Administration des administrés ne trompe que ses auteurs. C’est le lieu de dire avec force que l’instrumentalisation de la division ne peut pas avoir des limites et ira jusqu’à la destruction du tissu social. Les petits villages vont demander à être des sous-préfectures ; les villages demanderont à être érigés en préfectures, et ainsi de suite. « Pourquoi eux et pas nous ? » Le coût de l’administration du territoire vont donc exploser, sans aucune amélioration notable des conditions de vie de la population, pendant que l’élite bureaucratique se reproduit indéfiniment et prospère.

A cet égard, nous avons, comme par miracle, un fait révélateur de la véritable situation que vivent nos sous-préfectures : selon un quotidien en ligne, il y a deux jours, les populations en colère de Sanguiana (Kouroussa) se sont soulevées pour chasser leur sous-préfet, M. Sayon Keita. Ils reprochent à ce membre du commandement d’être corrompu, détournant sans vergogne les redevances minières et vendant pour son compte la coupe illégale du bois dans la contrée, contribuant ainsi à la désertification. Tous ces revenus ne bénéficient en rien aux populations.
Cependant, le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (MINAT), le Général Bourema Kondé qui était présent en session plénière du parlement pour défendre son texte, a estimé que les informations données par le média n’étaient pas vraies. Selon lui, le sous-préfet a été victime d’une calomnie de la part de gens dont les intérêts dans la coupe du bois avaient été contrariés. A l’heure où nous parlons, le sous-préfet a été réinstallé à son poste, manu-militari.
En tout état de cause, nous ne pouvons pas encourager les populations à se faire justice elles-mêmes face à des administrateurs véreux. Il conviendra dans ce cas de suivre les voies légales de recours auprès de la hiérarchie ou même la justice).

Mamadou Bah Baadicko, président de l’UFD

Voilà le véritable problème auquel nous sommes confrontés : une administration locale corrompue, parasitaire, vivant de racket et de trafics et détournements de toutes sortes et n’ayant aucune idée de ses obligations envers les populations. Ces agents de l’Etat ne contribuent en rien au développement local, mais constituent en réalité un vrai fardeau et une véritable calamité pour les populations guinéennes. Si le gouvernement veut agir dans l’intérêt du pays, voilà le vrai chantier auquel il devrait s’attaquer : bien former les agents du commandement (Préfets et Sous-préfets) et guérir ce corps de ses tares congénitales et contribuer au progrès et au bonheur des populations administrées. Le rôle de fabricants de procès-verbaux électoraux n’est pas dans leurs attributions. Tout le reste n’est que distraction.
Je vous remercie.
Conakry le 16 mars 2021
Mamadou Baadiko BAH
Député à l’Assemblée nationale

Related Posts

Kankan : Abdoulaye Yero Baldé dévoile ses priorités pour une Guinée tournée vers le développement durable
Politique

Conakry : le FRONDEG annonce un point de presse décisif sur son retrait du processus électoral

2 mai 2026
Conakry : le FRONDEG dénonce de graves irrégularités et exige la vérité des urnes
Politique

Tougué : le retrait du FRONDEG officiellement acté par l’administration électorale

1 mai 2026
Koubia : retrait de candidature, Fodé Baldé appelle à transformer la déception en engagement
Politique

Koubia : retrait de candidature, Fodé Baldé appelle à transformer la déception en engagement

1 mai 2026
Koundara : quand le retrait devient… une participation très engagée, c’est le boycott du FRONDEG boycotté
Politique

Koundara : quand le retrait devient… une participation très engagée, c’est le boycott du FRONDEG boycotté

30 avril 2026
Communales à Sonfonia : le PPC réintégré dans la course électorale après une décision judiciaire clé
Politique

Communales à Sonfonia : le PPC réintégré dans la course électorale après une décision judiciaire clé

30 avril 2026
Tountouroun : quand deux “chefs” se disputent le fauteuil… pendant qu’on distribue des livres
Politique

Tountouroun : Me Tala Oury Sow, ex-responsable en activité prolongée

29 avril 2026
Next Post
Kankan : Quatre (4) responsables de l’université testés positifs au coronavirus

Kankan : Quatre (4) responsables de l’université testés positifs au coronavirus

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Archives

Catégories

Recent Posts

  • Tougué : Ibrahima Kollet Baldé investi candidat de la mouvance présidentielle, appel à la mobilisation générale
  • Labé : Idrissa Sampiring Diallo invite les médias à devenir des artisans de paix
  • Labé : le SPPG plaide pour une presse libre et des journalistes mieux protégés
  • Labé : l’UMP en campagne de proximité, immersion stratégique à Daka I
  • Conakry : le FRONDEG annonce un point de presse décisif sur son retrait du processus électoral
  • Koubia : à Pilimini, un voleur de bétail… trahi par sa garde-robe
  • Labé : lancement de VBG-info, une plateforme innovante pour briser le silence autour des violences basées sur le genre
  • Afrique du Sud : les fractures d’une fraternité africaine mise à l’épreuve
  • Labé : l’UMP en quête de bénédictions et de mobilisation auprès de la Fondation Karamoko Alfa
  • Tougué : défiance au sein du FRONDEG, Aliou Konah Baldé refuse le retrait et maintient sa candidature
  • Accueil
  • Actualité
  • Interview
  • Opinion
  • Avis

© 2020 InfosBruts.com - L'info à l'état brut by Touch.

No Result
View All Result
  • Accueil
  • International
  • Opinion
  • Politique
  • Video
  • Sports
  • Features
    • Category Layout
      • Category style 1
      • Category style 2
    • Post Formats
    • Pages
      • Author
      • 404
  • Accueil Infos

© 2020 InfosBruts.com - L'info à l'état brut by Touch.