Mamou, 23 avril (Infosbruts.com) – À Mamou, certains patients viennent se faire soigner. D’autres, manifestement, viennent tester les limites du système. Le mardi 21 avril 2026, Mamadou Kenda Doumbouya, peintre d’une quarantaine d’années, hospitalisé pour une tuberculose osseuse, a été mortellement poignardé… sur son lit d’hôpital. Oui, sur son lit. Là où, en théorie, le plus grand danger devrait être une perfusion mal réglée ou une soupe trop salée.

Une chambre devenue scène de crime
Selon Thierno Amadou Barry, chef du quartier Tambassa, la victime a reçu six à sept coups de couteau au niveau de l’abdomen, aux environs de 20h10. Une précision chirurgicale… sans chirurgien.
Pendant ce temps, son épouse était partie prier à la mosquée. À son retour, elle découvre ce que personne n’imagine trouver dans un hôpital : un crime aussi violent que méthodique.
L’hôpital, nouveau terrain d’insécurité ?
À l’Hôpital Régional de Mamou, la question qui circule désormais n’est plus seulement “comment va le patient ?”, mais “comment a-t-on pu laisser entrer un meurtrier avec autant de liberté ?”.
Car oui, dans cet établissement, visiblement, il est plus facile d’entrer avec une arme blanche que de sortir avec un bulletin de santé rassurant.

Les autorités s’indignent… après coup
Deux jours plus tard, une délégation officielle, conduite par Mamadou Saïdou Diallo, s’est rendue au domicile de la famille à Tambassa. Condoléances, promesses d’enquête, assurances de rigueur : le protocole habituel est respecté.
Le parquet, dirigé par Maurice Onivogui, a ouvert une enquête pour faire la lumière sur ce crime. Une lumière que beaucoup espèrent aussi vive que celle qui manquait visiblement ce soir-là dans les dispositifs de sécurité.

En attendant la vérité… et la sécurité
Pour l’instant, le corps de la victime repose toujours à la morgue, en attente d’autorisation d’inhumation. Pendant ce temps, l’auteur — ou les auteurs — du crime restent introuvables.
Mais au-delà de l’enquête, une question dérange : si un patient peut être assassiné dans un hôpital, où est-il encore en sécurité ?
Quand l’absurde devient réalité
Ce drame, aussi tragique soit-il, met en lumière une réalité difficile à ignorer : dans certains établissements publics, la sécurité semble parfois relever du concept abstrait.
À Mamou, on venait se faire soigner. Désormais, certains se demanderont s’il ne faut pas aussi… surveiller ses arrières.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com, là où l’actualité interpelle… même quand elle dépasse l’entendement.














