Conakry, 19 avril (Infosbruts.com) – À Conakry, le Forum national sur la gouvernance inclusive s’est achevé sur une note d’engagement et d’espoir, après trois jours d’échanges intenses entre acteurs institutionnels, et communautés locales. Une rencontre stratégique placée sous le signe du dialogue participatif, avec un objectif clair : renforcer la gestion durable des ressources naturelles en Guinée.

Mamadou Kobéra Diallo, Inspecteur Régional de l’Environnement et du Développement durable de Labé
Un engagement national affirmé
Prenant la parole lors de la cérémonie de clôture, l’Inspecteur régional de l’Environnement et du Développement durable, Mamadou Kobéra Diallo, représentant le directeur général de Office Guinéen des Parcs et Réserves de Faune, lors de la cérémonie de clôture, a rappelé l’ambition de la Guinée de consacrer 30 % de son territoire à la conservation de la nature.
Cet engagement s’inscrit dans une dynamique impulsée au plus haut sommet de l’État, sous l’autorité de Mamadi Doumbouya, et portée notamment par le programme Simandou 2040. Une vision qui fait de la protection de l’environnement un pilier du développement durable national.
Le Parc National Moyen – Bafing, symbole des défis à relever
Au centre des discussions : le Parc National Moyen – Bafing, un espace à la fois stratégique pour la biodiversité et vital pour les populations locales. Ce parc incarne les défis majeurs auxquels le pays est confronté : concilier préservation écologique et amélioration des conditions de vie.
Le forum a ainsi permis de créer un cadre d’échange entre décideurs publics, organisations de la société civile et communautés riveraines, avec une attention particulière portée aux femmes.

La voix des femmes mise en avant
Moment fort de cette rencontre : la prise de parole des femmes et jeunes femmes leaders du parc. Leurs revendications, structurées et hiérarchisées, ont été présentées devant l’ensemble des participants.
Accès aux ressources, reconnaissance de leurs droits, implication dans la prise de décision : autant de préoccupations qui traduisent leur rôle central dans la gestion des écosystèmes.
« Votre voix a été entendue », a assuré le représentant des autorités, promettant que ces préoccupations seront portées auprès des instances décisionnelles.
Une gouvernance participative comme clé de réussite
Au fil des échanges, un consensus s’est dégagé : la gouvernance inclusive n’est plus une option, mais une nécessité. Elle implique une responsabilité partagée entre les institutions publiques, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales.
Cette approche collaborative apparaît comme la condition essentielle pour atteindre les objectifs de conservation tout en garantissant justice sociale et développement économique.

Une dynamique à consolider
Soutenu par Affaires mondiales Canada, ce forum marque une étape importante dans la réflexion nationale sur la gouvernance environnementale.
Les participants ont été appelés à maintenir cette dynamique de concertation et à poursuivre les efforts de co-construction pour une gestion durable et équitable des ressources naturelles.
Une clôture sous le signe de l’engagement
En clôturant officiellement les travaux, les autorités ont lancé un appel à la continuité des actions engagées. Car au-delà des discours, c’est bien sur le terrain que se jouera l’avenir des écosystèmes et des communautés qui en dépendent.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















