Dabola, 31 mars (Infosbruts.com) – Dans le secteur de Hafia, relevant de la commune urbaine de Dabola, une rivière autrefois utile aux populations locales est aujourd’hui devenue un véritable dépotoir à ciel ouvert. Plastiques, ordures ménagères et eaux stagnantes s’y accumulent, faisant peser de graves risques sur la santé des riverains.
Sur les berges comme dans le lit de la rivière, les déchets s’amoncellent. Sachets plastiques, restes alimentaires, bouteilles usagées et autres détritus y forment un mélange nauséabond. L’eau, devenue trouble et stagnante par endroits, dégage une odeur persistante, signe d’une pollution avancée.
Pour les habitants de Hafia, cette situation est plus qu’une simple nuisance : elle représente une menace quotidienne. « Les enfants jouent souvent à proximité. Pendant la saison des pluies, l’eau déborde et ramène les déchets jusque dans nos concessions », confie un riverain inquiet.
Au-delà de l’insalubrité visible, les risques sanitaires sont bien réels. La stagnation des eaux favorise la prolifération des moustiques, vecteurs de maladies comme le paludisme. À cela s’ajoute le danger de maladies hydriques, liées à la contamination de l’eau et à l’exposition prolongée à un environnement pollué.
Selon plusieurs témoignages, l’absence de systèmes efficaces de gestion des déchets et le manque de sensibilisation contribuent à aggraver la situation. Faute de poubelles publiques ou de services réguliers de ramassage, certains habitants n’ont d’autre choix que de se débarrasser de leurs déchets dans la rivière.
Face à cette urgence écologique et sanitaire, les appels à l’action se multiplient. Les populations locales interpellent les autorités communales afin qu’elles prennent des mesures concrètes : nettoyage du cours d’eau, mise en place de dispositifs de collecte des déchets et campagnes de sensibilisation.
La situation à Hafia illustre un problème plus large auquel sont confrontées plusieurs localités du pays : la gestion des déchets urbains et la préservation des ressources naturelles.
Sans intervention rapide, cette rivière, déjà fortement dégradée, pourrait devenir un foyer permanent de maladies et un danger accru pour les générations futures.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















