dimanche avril 19 2026
InfosBruts.com
Advertisement
  • Accueil
  • Actualité
  • Interview
  • Opinion
  • Avis
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualité
  • Interview
  • Opinion
  • Avis
No Result
View All Result
InfosBruts.com
No Result
View All Result
Home Notes de l'Editeur

Standard & Poor’s et l’illusion de la « note souveraine » : quand l’Afrique reste prisonnière du baromètre occidental (Par Chérif Sampiring Diallo)

InfosBruts by InfosBruts
21 septembre 2025
in Notes de l'Editeur
0
Quand la colère remplace la vérité : réponse à Alpha Issagha Diallo (Chérif Sampiring Diallo)

Chérif Sampiring Diallo, éditorialiste Infosbruts.com


Labé, 21 Septembre (Infosbruts.com) – Le 18 septembre 2025, la Guinée a reçu pour la première fois une note souveraine : B+ avec perspective stable, délivrée par l’agence américaine Standard & Poor’s. A première vue, cet événement pourrait paraître un jalon de maturité économique. En réalité, il révèle surtout la persistance d’un dispositif mondial qui réduit des sociétés entières à un chiffre, reproduit des rapports de force hérités du colonialisme et prétend mesurer l’« appétit du marché » comme on évalue la cote d’une action.

Les agences de notation, Standard & Poor’s, Moody’s, Fitch, ne sont ni neutres ni scientifiques. Elles sont nées au cœur de Wall Street, financées par les investisseurs qu’elles sont censées éclairer. Leur mission officielle est d’estimer le risque de défaut d’un État, mais leur impact réel va bien au-delà : elles influencent le taux auquel un pays peut emprunter, et donc le coût de ses politiques sociales. Un B+ ne dit rien de la qualité de la gouvernance guinéenne, de l’inventivité de sa jeunesse ou de la vitalité de son secteur informel ; il fixe simplement un prix pour les créanciers.

READ ALSO

Guinée: la petitesse des esprits qui confisquent la société au nom des origines (Par Chérif Sampiring Diallo)

Guinée : vers un nouveau report des élections communales et législatives ?

Réduire une économie nationale à une lettre et un signe revient à effacer la diversité structurelle d’un pays où une agriculture de subsistance et une rente minière ne répondent pas aux mêmes logiques de risque. Cela ignore la dynamique politique, où des réformes démocratiques profondes peuvent coexister avec un endettement élevé. Cela occulte aussi les atouts non financiers, comme le capital humain, la solidarité communautaire ou la résilience écologique. Cette simplification a déjà montré ses limites : en 2008, des produits financiers notés « AAA » se sont révélés toxiques et ont déclenché la plus grave crise mondiale depuis 1929. Les mêmes agences qui avaient encensé ces titres se sont empressées de dégrader la Grèce, accélérant la spirale de l’austérité.

Accepter sans distance ces notations revient à cautionner une architecture où le Nord fixe les règles et le Sud se conforme. Les pays africains paient des primes de risque plus élevées que des États européens pourtant plus endettés. En 2023, par exemple, la Zambie et l’Éthiopie affichaient des ratios dette/PIB comparables à ceux de la France, mais leurs emprunts étaient deux à trois fois plus chers, simplement parce que « les marchés » exigeaient une rémunération plus forte face à une note jugée « spéculative ».

La Guinée doit certes dialoguer avec les marchés pour financer ses infrastructures, mais elle peut diversifier ses bailleurs en s’appuyant sur des fonds africains, asiatiques ou sud-américains. Elle peut aussi renforcer ses propres indicateurs en évaluant ses risques à travers une agence régionale africaine, comme le propose déjà l’Union africaine. Elle peut surtout choisir de prioriser le bien-être, en mesurant la réussite par l’éducation, la santé et la transition énergétique, plutôt que par le verdict d’une firme new-yorkaise.

La notation « B+ stable » n’est pas un trophée : c’est un rappel brutal que le système financier international reste construit pour les investisseurs du Nord. L’enjeu pour la Guinée n’est pas de viser un A– demain, mais de bâtir une économie capable de se financer, de décider et de rêver hors des grilles d’un alphabet qui n’a jamais été conçu pour elle.

Par Chérif Sampiring Diallo Journaliste, éditorialiste, écrivain, essayiste

Related Posts

Soutenir sans négocier : le piège silencieux de la politique (Par Chérif Sampiring Diallo Journaliste Éditorialiste Écrivain Essayiste)
Notes de l'Editeur

Guinée: la petitesse des esprits qui confisquent la société au nom des origines (Par Chérif Sampiring Diallo)

18 avril 2026
Labé : Le Directeur préfectoral de la Jeunesse s’explique sur la nomination controversée des responsables de la jeunesse dans les collectivités
Notes de l'Editeur

Guinée : vers un nouveau report des élections communales et législatives ?

13 avril 2026
Guinée : le non-respect du protocole d’État, un mal persistant dans les cérémonies officielles
Notes de l'Editeur

Guinée : le non-respect du protocole d’État, un mal persistant dans les cérémonies officielles

9 avril 2026
Dissolution de 40 partis politiques en Guinée, entre assainissement du paysage politique et inquiétudes pour la démocratie (Par Idrissa Sampiring Diallo)
Notes de l'Editeur

Dissolution de 40 partis politiques en Guinée, entre assainissement du paysage politique et inquiétudes pour la démocratie (Par Idrissa Sampiring Diallo)

7 mars 2026
Le chien aboie, la caravane électorale est passée à Labé : Quand l’amertume défie le réel (Par Chérif Sampiring Diallo, Journaliste-Éditorialiste, Écrivain-Essayiste)
Notes de l'Editeur

Le chien aboie, la caravane électorale est passée à Labé : Quand l’amertume défie le réel (Par Chérif Sampiring Diallo, Journaliste-Éditorialiste, Écrivain-Essayiste)

9 janvier 2026
Soutenir sans négocier : le piège silencieux de la politique (Par Chérif Sampiring Diallo Journaliste Éditorialiste Écrivain Essayiste)
Notes de l'Editeur

Soutenir sans négocier : le piège silencieux de la politique (Par Chérif Sampiring Diallo Journaliste Éditorialiste Écrivain Essayiste)

1 décembre 2025
Next Post
Boké : 5 050 délégués formés pour assurer un scrutin apaisé et rigoureux

Boké : 5 050 délégués formés pour assurer un scrutin apaisé et rigoureux

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Archives

Catégories

Recent Posts

  • Boké : un incendie ravage le logement du directeur préfectoral du budget
  • Gninagbé (Ouré-Kaba) : un poste de santé à bout de souffle face aux besoins des populations
  • Labé : à l’épreuve de la cohérence institutionnelle, entre enjeux locaux et dynamique nationales
  • Forum de l’ECOSOC : la Guinée porte la voix de sa jeunesse à New York
  • Guinée : deux influenceuses interpellées après des propos jugés injurieux sur les réseaux sociaux
  • Guinée: la petitesse des esprits qui confisquent la société au nom des origines (Par Chérif Sampiring Diallo)
  • Législatives 2026 : Jean Paul Cédy candidat… à temps partiel sur deux listes ?
  • Législatives 2026 : Dr Dansa Kourouma en route pour l’Assemblée… sans vraiment quitter son fauteuil
  • Mamou : la candidature envolée de Sidi Diallo, entre mystère et politique
  • Législatives 2026 : à Tougué, duel serré entre profils technocratiques et figures politiques aguerries
  • Accueil
  • Actualité
  • Interview
  • Opinion
  • Avis

© 2020 InfosBruts.com - L'info à l'état brut by Touch.

No Result
View All Result
  • Accueil
  • International
  • Opinion
  • Politique
  • Video
  • Sports
  • Features
    • Category Layout
      • Category style 1
      • Category style 2
    • Post Formats
    • Pages
      • Author
      • 404
  • Accueil Infos

© 2020 InfosBruts.com - L'info à l'état brut by Touch.