Labé, 25 Janv (Infosbruts.com) – Le Musée du Fouta a procédé à la présentation de ses vœux de nouvel an, couplée au lancement officiel de ses premières activités pour l’année 2026. À cette occasion, la Directrice générale de l’institution, Hadja Djenabou Koumanthio Diallo, est largement revenue sur les actions réalisées en 2025 et les priorités définies pour l’année en cours.

Quatre programmes au cœur des actions du musée
Selon Hadja Djenabou Koumanthio Diallo, les activités du Musée du Fouta en 2025 se sont articulées autour de quatre programmes structurants : l’animation culturelle en milieu scolaire, le programme « Le livre et la lecture », l’identification et la gestion du patrimoine, et le programme YADU – le Fouta face à la migration.
Une forte présence du musée dans les écoles
Dans le cadre de l’animation culturelle, le musée a renforcé son partenariat avec 57 écoles, à travers des séances de contes, de slam, de poésie et de théâtre. Ces activités, menées par des conteurs, slameurs et dramaturges identifiés, ont permis de transmettre aux élèves des valeurs citoyennes essentielles, notamment le respect, la solidarité, la bonne conduite et la protection de l’environnement. Au total, 24 séances de contes ont été organisées, en plus de six ateliers de formation à l’écriture, ayant touché plus de 500 élèves, dont 277 filles. Des prix et satisfecits ont été décernés pour encourager l’excellence et la créativité des apprenants.
Le livre et la lecture au service de l’éducation
Le programme « Le livre et la lecture » a permis la tenue de rencontres avec quatre auteurs, la distribution d’ouvrages et des séances de renforcement des capacités au profit des clubs scolaires, des enseignants et des associations de parents d’élèves. Ces actions ont contribué à promouvoir la culture du livre et à renforcer les compétences pédagogiques dans les établissements partenaires.
Patrimoine culturel : préserver et transmettre
En matière de patrimoine, le Musée du Fouta a mené des activités d’identification et de sensibilisation dans 17 localités, enrichissant ainsi sa collection. Des causeries patrimoniales et des journées culturelles ont été organisées, notamment autour du Sosobala. Par ailleurs, le projet de numérisation des manuscrits anciens, réalisé en partenariat avec l’Université de Boston, a permis la sauvegarde numérique de 27 000 documents.
Migration : une approche humaine et scientifique
À travers le programme YADU, le musée s’est intéressé aux réalités de la migration, en particulier au vécu des mères de migrants. Un projet de recherche intitulé « Voix du Fouta, récit de la migration au féminin » est en cours, en partenariat avec des universités françaises. À cette occasion, la Directrice générale a salué la présence de la chercheuse Marie-Josée Pagnon, impliquée dans ce travail de collecte et d’analyse de témoignages.
Des résultats chiffrés encourageants
Pour l’année 2025, le Musée du Fouta a enregistré plus de 1 450 jeunes visiteurs, 270 touristes, 67 écoles fréquentant la salle de formation, 303 adhérents à la bibliothèque et plus de 1 000 visiteurs de l’exposition permanente.
Cap sur 2026
Pour l’année 2026, Hadja Djenabou Koumanthio Diallo annonce le maintien des quatre programmes majeurs, le renforcement des infrastructures, l’augmentation du nombre d’écoles partenaires et la poursuite des actions éducatives et culturelles. Le musée prévoit également l’édition d’au moins deux ouvrages à travers sa maison d’édition Kisal, ainsi que l’organisation de nombreuses séances de lecture, de contes et de slam dans les établissements scolaires.
À travers ces perspectives, le Musée du Fouta entend consolider son rôle de pôle culturel et éducatif, au service de la sauvegarde du patrimoine et de la transmission des valeurs aux générations futures.
Par Thierno Nouhou Baldé, pour Infosbruts.com














