Mamou, 17 déc. (Infosbruts.com) – Le Tribunal de Première Instance de Mamou vient de rendre sa décision dans l’affaire opposant le ministère public à Ibrahima Sori Diallo, poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Yaya Sow, Président Tribunal Première Instance (TPI) de Mamou
La décision a été prononcée par Mamadou Yaya Sow, président du Tribunal de Première Instance de Mamou, juge audiencier. Après délibération conformément à la loi sur l’action publique, le tribunal a déclaré Ibrahima Sori Diallo coupable des faits reprochés, ayant causé la mort de son frère, Mamadou Malal Diallo, au préjudice de Mme Mariama Camara.
Une condamnation pénale et civile
Pour la répression, le tribunal a condamné Ibrahima Sori Diallo à cinq (5) ans d’emprisonnement.
Sur l’action civile, la juridiction a reçu la constitution de partie civile de Mme Mariama Camara et l’a déclarée fondée. En conséquence, le prévenu a été condamné au paiement de cinquante millions de francs guinéens (50 000 000 GNF) à titre de dommages et intérêts pour tous préjudices confondus.

Les dépens ont été mis à la charge du condamné. La décision s’appuie notamment sur les dispositions des articles 243 et 116 alinéa 3 du Code pénal, ainsi que des articles 379 à 384, 486 et 548 du Code de procédure pénale, et des articles 1132 et 1135 du Code civil.
Le tribunal a rappelé aux parties qu’elles disposent d’un délai de 15 jours pour interjeter appel.

Le parquet annonce son intention de faire appel
Réagissant à la décision, Maurice Onivogui, Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Mamou, a exprimé son insatisfaction.
« Nous avions requis vingt ans de réclusion criminelle. Le tribunal a retenu cinq ans d’emprisonnement. Nous ne sommes pas satisfaits de cette décision et comptons relever appel dès aujourd’hui », a-t-il déclaré.

Maurice Onivogui, Procureur de la République Près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Mamou
Le procureur a rappelé que cette audience marquait l’ouverture des audiences criminelles, avec 15 dossiers inscrits au rôle, dont celui d’Ibrahima Sori Diallo, premier à être examiné.
La défense salue la clémence du tribunal
Du côté de la défense, Maître Komah, avocat de l’accusé, s’est réjoui de la prise en compte des circonstances atténuantes par la juridiction.
Selon lui, le drame est survenu dans un contexte familial tendu, à la suite d’une altercation entre les épouses des deux frères, ayant dégénéré. L’accusé aurait porté un coup mortel à son frère à l’aide d’un pilon.

Maître Komah, avocat de la défense
« Nous avons tous déploré ce comportement. Le tribunal a fait preuve de clémence en tenant compte du lien familial et des circonstances. Il appartient désormais à notre client de décider s’il souhaite relever appel ou se satisfaire de la peine prononcée », a expliqué l’avocat.
Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Mamou, avec l’examen progressif des autres affaires inscrites au rôle.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















