Koubia, 4 mai (Infosbruts.com) – À Koubia, la politique vient d’offrir un spectacle dont elle a le secret : un duel électoral improvisé après la disparition soudaine d’un acteur clé. À quelques encablures des législatives du 31 mai 2026, le FRONDEG a plié bagage, laissant derrière lui une scène presque vide… ou plutôt, parfaitement dégagée pour un face-à-face. Résultat ? Deux candidats, un siège, et une tension qui grimpe plus vite que le thermomètre en saison sèche.
Duel au sommet… ou match à deux
D’un côté, la NGR. De l’autre, la GMD. Entre les deux, plus d’arbitre, plus de figurant. Juste un combat politique où chaque voix devient précieuse, presque suspecte de pouvoir faire basculer l’histoire locale.
Les candidats promettent, jurent, rassurent : « campagne apaisée », « cohésion sociale », « développement de Koubia ». Des mots bien polis, bien repassés… que les électeurs entendent à chaque saison électorale, comme un refrain qu’on connaît déjà.
Trois minutes pour convaincre… ou pour bercer ?
Dans les villages et hameaux de Koubia, la campagne bat son plein. La radio locale tourne à plein régime : trois minutes par jour pour convaincre. Trois minutes pour séduire. Trois minutes, parfois, pour dire beaucoup… ou pour ne rien dire du tout.
Pendant ce temps, les équipes de campagne labourent le terrain avec une énergie qui ferait pâlir un marathonien. Poignées de main, promesses murmurées, sourires calibrés : tout y passe.
Le fantôme du FRONDEG
Mais dans cette pièce à deux acteurs, un fantôme continue de hanter les esprits : celui du FRONDEG.
Car oui, s’il a quitté la scène, il n’a pas emporté ses militants avec lui. Et ces derniers détiennent peut-être la clé du scrutin. Vont-ils bouder ? Se disperser ? Ou se transformer en arbitres silencieux d’un duel qu’ils regardent désormais depuis les gradins ? À Koubia, tout le monde se pose la question… et personne n’a la réponse.
Verdict imminent
Le 31 mai, les urnes parleront. Et comme souvent en politique, ce ne sera pas forcément celui qui parle le plus fort qui gagnera… mais celui qui aura su convaincre juste assez.
Une chose est sûre : à Koubia, cette élection a déjà gagné un titre officieux — celui du match le plus serré… et peut-être le plus imprévisible.
Par Mamadou Alpha Diallo pour Infosbruts.com















