Labé, 1er mai (Infosbruts.com) – Dans la quiétude spirituelle de la mosquée de Kourahôdé, au cœur de la commune urbaine de Labé, Elhadj Mamadou Cissé a livré un sermon profond et interpellateur sur une thématique centrale de l’islam : la responsabilité de l’homme face à ses actes, ici-bas comme dans l’au-delà.

Le Jour du Jugement, une vérité inévitable
S’appuyant sur les enseignements de Prophète Mohammed (paix et salut sur lui), l’imam a rappelé avec gravité que le Jour du Jugement dernier est une réalité incontournable pour tout croyant. « Ce jour-là, il n’y aura aucune échappatoire », a-t-il insisté. Chaque individu sera confronté à ses propres actions, sans possibilité de fuite ni de dissimulation.
Dans une description saisissante, il a évoqué ces instants où les liens les plus forts seront relégués au second plan : « L’homme fuira son fils, la femme fuira son époux. Chacun ne sera préoccupé que par son propre sort. » Une manière de souligner l’intensité et la solennité de ce moment ultime où seule comptera la balance des actes.
La tombe, première étape de la reddition des comptes
Le sermon a également mis en lumière la solitude de l’homme dans sa tombe. Là, aucun intermédiaire, aucune influence extérieure : seulement les œuvres accomplies durant la vie. « Personne ne pourra nier ce qu’il a fait. C’est le jour de la vérité, sans mensonge possible », a rappelé l’imam, appelant les fidèles à une introspection sincère.
Les cinq prières, pilier négligé
Dans un ton empreint de regret, Elhadj Mamadou Cissé a déploré le relâchement de certains fidèles face aux cinq prières quotidiennes, pourtant au cœur de la pratique islamique. « Le musulman ne doit rien considérer comme plus important que ces cinq prières », a-t-il martelé.
Il a rappelé que ces moments de recueillement ne sont pas de simples obligations, mais de véritables sources de purification spirituelle. Entre deux prières, a-t-il expliqué, les péchés peuvent être effacés, offrant ainsi au croyant une opportunité constante de se rapprocher de Dieu.

L’humanité au cœur de la foi
Au-delà des rites, le sermon a insisté sur une valeur essentielle : l’humanité. Pour illustrer son propos, l’imam a raconté une histoire marquante : celle d’un homme qui, ayant trouvé un chien assoiffé près d’un puits en plein désert, utilisa sa chaussure pour puiser de l’eau et étancher sa soif. Pour ce geste de compassion, Dieu lui accorda le paradis.
Un récit fort, destiné à éveiller les consciences. « Si quelqu’un peut accéder au paradis pour avoir sauvé un chien, combien plus devrions-nous agir pour les êtres humains ? », a-t-il interrogé.
Le partage, clé du salut
Enfin, l’imam a dénoncé l’attachement excessif aux biens matériels. Selon lui, beaucoup préfèrent accumuler richesses et argent plutôt que de les partager avec leurs proches, voisins ou nécessiteux. Une attitude qu’il invite à corriger sans tarder.
« Ce que nous donnons est ce qui nous appartiendra réellement dans l’au-delà », a-t-il conclu, appelant à la générosité et à la solidarité comme voies de salut.
Dans une prière finale empreinte d’humilité, Elhadj Mamadou Cissé a imploré le pardon divin pour les péchés des fidèles et leur accès au paradis éternel.
Un message fort, qui résonne bien au-delà des murs de la mosquée, invitant chacun à revisiter ses priorités et à redonner du sens à sa foi au quotidien.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















