Conakry, 31 déc. (InfosBruts.com) – Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle par la Direction Générale des Élections (DGE), le candidat du Front démocratique de Guinée (FRONDEG) est sorti de son silence. Lors d’un point de presse animé ce mercredi 31 décembre 2025 à son quartier général, Abdoulaye Yero Baldé a vigoureusement rejeté les chiffres officiels, se proclamant vainqueur du scrutin et annonçant une bataille sur le terrain juridique.
Face aux médias et à ses partisans, le candidat du FRONDEG a dénoncé ce qu’il qualifie de « fiction électorale », estimant que les résultats rendus publics par l’organe en charge des élections sont en totale contradiction avec les données collectées par ses équipes de supervision déployées sur le terrain.
Selon Abdoulaye Yero Baldé, les procès-verbaux compilés par son camp révèlent une tendance nettement favorable à sa candidature.
« Les résultats proclamés ne reflètent pas la volonté exprimée par les électeurs dimanche dernier », a-t-il déclaré, avant d’affirmer avec assurance : « Le verdict populaire a été clair : le peuple nous a placés en tête. »
Tout en dénonçant un « hold-up électoral », le leader du FRONDEG a tenu à rassurer l’opinion nationale et internationale sur la démarche qu’il compte adopter. Pas question, selon lui, de verser dans la violence ou la contestation de rue. Sa riposte sera strictement institutionnelle.
« Nous allons user de toutes les voies légales pour exiger un rétablissement de la vérité des urnes », a-t-il annoncé, confirmant l’ouverture imminente d’une phase de recours judiciaires.
Le FRONDEG prévoit de déposer, dans les prochaines heures, plusieurs requêtes devant les juridictions compétentes, notamment pour demander l’annulation ou la révision des résultats dans certaines circonscriptions jugées litigieuses.
Alors que la Cour constitutionnelle n’a pas encore statué sur les résultats définitifs, cette sortie médiatique du principal challenger du scrutin vient jeter une ombre sur la crédibilité du processus électoral.
Elle ouvre également une période d’incertitude juridique et politique, dans un contexte où l’opinion publique reste suspendue à la décision finale des institutions compétentes.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour InfosBruts.com















