Conakry, 25 août (Infosbruts.com) – La suspension pour trois mois de l’UFDG, du RPG et d’un troisième parti politique continue d’alimenter le débat en Guinée. Alors que l’opposition dénonce une décision aux relents politiques, certains citoyens, à l’image de Chérif joint depuis Labé par Rfi, estiment qu’il s’agit avant tout d’un rappel à l’ordre nécessaire.
Le ministère de l’Administration du territoire justifie cette mesure par des manquements administratifs répétés de ces formations. Durant la période de suspension, elles ne pourront ni organiser de rassemblements, ni tenir de réunions, ni mener de campagne.
Pour Chérif Sampiring Diallo qui a réagi sur Rfi dans l’émission Appels sur l’actualité, cette décision n’a rien de surprenant :
« Les partis politiques en Guinée n’ont jamais été habitués à évoluer dans un cadre réglementé. La plupart fonctionnent comme des royaumes personnels centrés sur leurs leaders, sans organisation interne solide. Si aujourd’hui l’État applique la loi, cela peut choquer certains, mais c’est une étape nécessaire », a-t-il déclaré.
Selon lui, le véritable débat n’est pas le moment choisi pour cette suspension, mais plutôt la capacité des partis à se conformer aux règles :
« Dans un combat de boxe, si tu baisses la garde, tu ne peux pas reprocher à l’adversaire de t’assommer. Lorsqu’un parti accepte d’évoluer dans un État de droit, il doit respecter les textes, quel que soit le calendrier », a-t-il insisté.
Une position qui tranche avec celle de l’opposition, laquelle dénonce une manœuvre destinée à neutraliser ses activités à la veille des manifestations annoncées et à moins d’un mois du référendum constitutionnel contesté.
Entre partisans de l’application stricte des textes et accusateurs de manœuvres politiques, la décision des autorités de transition ne laisse personne indifférent et risque de continuer à diviser l’opinion dans les prochains jours.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com