Conakry, 22 août (Infosbruts.com) – Le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a annoncé, à travers une décision officielle, la suspension pour une durée de 90 jours de trois partis politiques majeurs de la scène guinéenne. Il s’agit de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), du Parti de Renouveau et du Progrès (PRP) et du Rassemblement du Peuple de Guinée – Arc-en-ciel (RPG-AEC).
Cette mesure, signée par le ministre Ibrahim Kalil Condé, intervient suite au rapport final d’évaluation des partis politiques publié le 14 mars 2025. Le document reproche à ces formations politiques leur non-respect des obligations qui leur étaient prescrites et leur non-conformité aux exigences de la Charte des partis politiques en vigueur en République de Guinée.
Des manquements persistants malgré un délai de 45 jours
Dans son article 2, la décision précise que les partis concernés avaient été placés sous réserve pour une période de 45 jours afin de corriger les irrégularités signalées. Ce délai ayant expiré sans résultats satisfaisants, la sanction est désormais actée.
Interdiction formelle d’activités politiques
Pendant les trois mois de suspension, les partis incriminés sont tenus de cesser immédiatement toute activité politique sur l’ensemble du territoire national. Le document ministériel insiste sur l’interdiction stricte d’organiser des réunions, des manifestations ou toute autre forme de propagande politique, que ce soit au siège national, dans les fédérations ou sections locales.
Toute violation de cette interdiction expose les contrevenants à des sanctions pénales, conformément à la Charte des partis politiques et au Code pénal guinéen.
Trois mois pour se mettre en règle
Le ministère accorde toutefois un nouveau délai de trois mois à compter de la notification de la décision pour permettre aux partis suspendus de régulariser leur situation. À l’issue de cette période, un réexamen sera effectué par les services compétents pour apprécier le respect des exigences légales.
Si les corrections apportées sont jugées insuffisantes ou non conformes, des mesures complémentaires pourront être prises, indique le texte sans autre précision.
Cette décision sans précédent pourrait bien rebattre les cartes du paysage politique guinéen à l’approche du référendum constitutionnel prévu pour le 21 septembre 2025.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com