Mamou, 30 mars (Infosbruts.com) – Le Tribunal de première instance de Mamou a rendu son verdict ce 30 mars 2026 en faveur de la journaliste Mariama Touré, présidente de l’ONG Assistance Humanitaire d’Urgence. Poursuivie pour des faits liés à une tentative de mariage précoce et forcé, elle a été déclarée non coupable.
Le Tribunal de Première Instance de Mamou a prononcé, ce lundi 30 mars 2026, la relaxe de Mariama Touré, poursuivie dans une affaire de tentative de mariage précoce et de mariage forcé.
À l’issue de l’examen du dossier, la juridiction a estimé que les faits reprochés à la prévenue ne constituaient pas une infraction au regard du droit guinéen. En effet, il a été souligné que la législation en vigueur ne prévoit pas de sanction pour la simple intention de mariage forcé ou précoce, en l’absence d’acte effectivement posé.
Cette interprétation juridique a pesé en faveur de la journaliste, qui a ainsi été déclarée non coupable et entièrement réhabilitée.
Cette décision met fin à une procédure judiciaire qui avait suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique, notamment parmi les organisations de défense des droits des femmes et de la presse.
Pour ses soutiens, ce verdict constitue une reconnaissance de son innocence et un rétablissement de son honneur, après plusieurs jours de débats devant le tribunal de Mamou.
L’affaire relance toutefois le débat sur le cadre juridique entourant les mariages précoces et forcés en Guinée, certains acteurs appelant à un renforcement des textes pour mieux prévenir et sanctionner ces pratiques.
Avec cette décision, le Tribunal de première instance de Mamou clôt un dossier sensible, tout en soulevant des questions importantes sur l’évolution du droit en matière de protection des mineurs.
Par Alpha Soryah Diallo, pour Infosbruts.com















