Conakry, 24 mars (Infosbruts.com) – À l’approche des élections communales et législatives prévues le 24 mai prochain, le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation hausse le ton et rappelle à l’ordre les responsables des délégations spéciales.
Dans une lettre circulaire signée à Conakry par le ministre Ibrahima Kalil Condé, les présidents et membres des délégations spéciales (PDS) sont formellement informés que l’exercice de leurs fonctions est incompatible avec toute candidature aux élections à venir, qu’il s’agisse des communales ou des législatives.
Le document est sans ambiguïté : tout responsable souhaitant briguer un mandat électif doit impérativement déposer sa démission accompagnée de son rapport de gestion dans un délai strict. En pratique, ce délai équivaut à 72 heures avant la date butoir fixée au 27 mars 2026.
Passé ce délai, aucune candidature ne sera acceptée pour les concernés qui n’auront pas respecté cette exigence légale. Une mesure qui vise à garantir la transparence du processus électoral et à éviter tout conflit d’intérêts dans la gestion des affaires publiques locales.
« Tout président ou membre d’une délégation spéciale désirant se porter candidat doit impérativement présenter sa démission préalable de ses fonctions accompagnée de son rapport de gestion », précise la circulaire.
Le ministère insiste également sur le caractère obligatoire et non négociable de cette disposition, conformément aux textes législatifs et réglementaires en vigueur en Guinée.
Les gouverneurs de région, préfets et sous-préfets sont chargés de veiller à l’application stricte de cette directive sur toute l’étendue du territoire national.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par une forte mobilisation politique en prélude aux élections du 24 mai, où plusieurs responsables locaux sont pressentis candidats. Elle pourrait ainsi rebattre les cartes dans certaines circonscriptions, en contraignant plusieurs acteurs à choisir entre leurs fonctions actuelles et leurs ambitions électorales.
En imposant ce délai serré de 72 heures pour se conformer aux exigences, les autorités entendent visiblement accélérer le processus et instaurer une discipline rigoureuse dans la préparation des scrutins à venir.
Reste à savoir combien de responsables concernés se conformeront à cette injonction dans les délais, sous peine de voir leurs ambitions politiques compromises.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















