Conakry, 15 mars (Infosbruts.com) – Dans le cadre de la série de questions religieuses posées chaque vendredi, le prédicateur Moussa Diané, fondateur de l’école La Bienfaisance basée à Conakry, a apporté des éclaircissements sur deux préoccupations fréquentes des fidèles musulmans liées aux pratiques observées durant les dix derniers jours du mois de Ramadan.
La première question portait sur une pratique répandue dans plusieurs communautés musulmanes : la mobilisation des fidèles pour effectuer les prières nocturnes pendant les dix dernières nuits du Ramadan. Certains affirment que cette pratique constituerait une innovation religieuse (bid’a), ce qui suscite des interrogations chez de nombreux croyants.
Selon Moussa Diané, cette pratique ne peut pas être considérée comme une innovation blâmable. Il explique que même si aucun texte ne mentionne explicitement l’organisation collective de ces prières de la manière dont elles sont parfois pratiquées aujourd’hui, l’acte lui-même reste conforme aux enseignements de l’islam.
« Cette pratique a une source et s’inscrit dans les enseignements généraux de la tradition prophétique. Se mobiliser pour prier pendant les dix derniers jours du Ramadan n’est pas contraire à la voie du Prophète. On ne peut donc pas dire que c’est une innovation », a-t-il expliqué.
Le prédicateur souligne que les textes religieux encouragent fortement les fidèles à intensifier les actes d’adoration durant cette période, notamment les prières nocturnes, la lecture du Coran et les invocations.
La seconde question concernait la possibilité d’effectuer l’i’tikaf — la retraite spirituelle observée généralement dans les mosquées durant les dix derniers jours du Ramadan — dans une mosquée où la prière du vendredi (Djoumou’a) n’est pas célébrée.
À ce sujet, Moussa Diané précise que cela reste permis. Toutefois, il indique que la personne en retraite spirituelle devra quitter temporairement la mosquée pour accomplir la prière du vendredi dans une autre mosquée où elle est organisée, avant de revenir poursuivre son i’tikaf.
« Il est possible de faire l’i’tikaf dans une mosquée où la prière du vendredi n’est pas célébrée. Mais lorsque le vendredi arrive, il faut se rendre dans une mosquée où cette prière est organisée, l’accomplir, puis revenir », a-t-il précisé.
Le prédicateur recommande néanmoins, lorsque cela est possible, de choisir une mosquée où la prière du vendredi est déjà célébrée afin d’éviter des déplacements pendant la période de retraite spirituelle.
À travers ces réponses, Moussa Diané invite les fidèles à mieux s’informer sur les pratiques religieuses afin d’éviter les confusions et de préserver l’esprit d’adoration et de sérénité qui caractérise le mois de Ramadan.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















