Conakry, 09 mars (Infosbruts.com) – La récente décision des autorités guinéennes de dissoudre une quarantaine de partis politiques continue de susciter des réactions et des analyses au sein de l’opinion publique. Interrogé par Guineematin.com, Me Amadou Oury Diallo, avocat inscrit au barreau de Guinée, estime que cette mesure administrative ne constitue pas une atteinte à la liberté d’expression dans le pays.
Selon l’avocat, il est important de faire la distinction entre les médias et les partis politiques.
« Non, ce ne sont pas des médias. Mieux encore, ce ne sont pas toutes les formations politiques qui ont été dissoutes », a-t-il déclaré.
Me Amadou Oury Diallo souligne également que cette décision n’est pas irréversible et peut être contestée devant les juridictions compétentes.
« Il faut également préciser que cet acte administratif n’est pas définitif. Il peut être attaqué si les partis concernés le souhaitent », a-t-il ajouté.
Des voies de recours possibles pour les partis concernés
L’avocat rappelle que les formations politiques disposent de moyens légaux pour contester la décision.
« Je pense que ces formations politiques ont des avocats-conseils qui sont en mesure d’exercer les voies de recours normales afin d’être rétablies dans leurs droits », a-t-il expliqué.
Pour lui, la dissolution de certains partis ne signifie pas une restriction de la liberté d’expression dans le pays.
« Ce n’est pas une manière de restreindre la liberté d’expression. Un parti politique a pour mission d’éduquer ses militants, de conquérir le pouvoir et de l’exercer », a-t-il précisé.
La création de partis politiques toujours possible
Me Amadou Oury Diallo rappelle par ailleurs que la législation guinéenne permet toujours la création de nouvelles formations politiques.
« La liberté de création de partis politiques n’est pas restreinte en République de Guinée. Toute personne ou toute association peut créer un parti politique en adressant simplement ses statuts et son règlement intérieur au ministère de l’Administration du Territoire », a-t-il conclu.
La dissolution de plusieurs partis politiques s’inscrit dans le cadre des opérations d’évaluation des formations politiques menées par les autorités guinéennes, une initiative qui continue d’alimenter le débat politique dans le pays.
Avec Guineematin.com pour Infosbruts.com















