Kankan, 05 mars (Infosbruts.com) – L’audience criminelle dans l’affaire opposant Gbredou Baranama à Sanana s’est poursuivie ce mercredi 4 mars 2026 au Tribunal de première instance de Kankan, devant une assistance nombreuse venue suivre l’évolution de ce dossier très commenté dans la région.
Dès l’ouverture des débats, le président du tribunal a rappelé les faits reprochés aux accusés, insistant sur la gravité des charges examinées par la juridiction criminelle. Le ministère public, représentant les intérêts de la société, a ensuite présenté un réquisitoire détaillé en revenant sur les éléments recueillis au cours de l’enquête et de l’instruction.
Les débats se poursuivent devant le tribunal
Au cours de l’audience, la partie civile a insisté sur les conséquences des faits allégués, évoquant notamment les préjudices subis par les victimes.
De son côté, la défense de Gbredou Baranama a contesté plusieurs aspects du dossier, évoquant des zones d’ombre dans la procédure et appelant le tribunal à une analyse rigoureuse et impartiale des éléments de preuve.
La séance a notamment été marquée par l’audition du dernier accusé dans ce dossier, Bohssiné Condé, présenté comme président de la jeunesse de Gbredou Baranama au moment des faits.
La défense dénonce des poursuites « injustifiées »
À la sortie de la salle d’audience, l’avocat de la défense, Maître Mohamed 2 Kourouma, a livré ses impressions sur le déroulement de cette deuxième audience criminelle.
Selon lui, les éléments versés au dossier ne permettent pas d’établir l’implication de Bohssiné Condé dans les faits qui lui sont reprochés, notamment les accusations de meurtre et de coups et blessures volontaires. L’avocat estime ainsi que son client aurait été poursuivi à tort dans cette affaire.
Selon lui, la défense s’est opposée à une demande de renvoi d’un mois formulée par les avocats de la partie civile, plaidant plutôt pour une reprise rapide des débats.
Des renvois jugés excessifs
Maître Kourouma a également exprimé son inquiétude face aux multiples renvois de l’affaire. Il rappelle que certains de ses clients sont actuellement détenus à la maison centrale de Kankan, ce qui rend la durée de la procédure particulièrement sensible pour la défense.
Selon lui, la défense s’est opposée à une demande de renvoi d’un mois formulée par les avocats de la partie civile, plaidant plutôt pour une reprise rapide des débats.
Le tribunal a finalement accédé à cette demande en décidant de renvoyer l’affaire au vendredi 6 mars 2026 pour la poursuite des débats, une audience au cours de laquelle les parties civiles devraient à leur tour s’exprimer.
Confiance affichée dans la justice
Malgré les contestations soulevées par la défense, Maître Mohamed 2 Kourouma affirme garder confiance dans la justice guinéenne.
Il estime que l’issue du procès permettra de faire la lumière sur les faits et de distinguer les responsabilités réelles dans ce dossier.
En attendant la suite des débats, cette affaire continue de susciter un vif intérêt dans l’opinion publique à Kankan, où de nombreux observateurs suivent attentivement l’évolution de la procédure.
De Kankan, Abdoulaye Kallo pour Infosbruts.com















