Kankan, 04 mars (Infosbruts.com) – L’audience correctionnelle du directeur préfectoral de l’Habitat de Kankan, Abdoulaye Diakité, s’est poursuivie ce mardi devant le Tribunal de première instance de Kankan. Au cours des débats, le procureur de la République, Fodé Bintou Keïta, a pris la parole pour exposer les faits reprochés au prévenu et soutenir l’accusation.

Les poursuites portent sur des faits présumés de faux et usage de faux ainsi que de stellionat, conformément aux dispositions des articles 406-408 et 585-586 du Code pénal.
Le chef de quartier également poursuivi
Dans ses réquisitions, le ministère public a indiqué que le directeur préfectoral aurait cité un chef de quartier comme certificateur d’un acte administratif contesté. Or, selon le procureur, la législation en vigueur interdit formellement aux chefs de quartier d’intervenir dans les actes d’authentification ou de transfert de propriété liés aux questions domaniales.
À ce titre, le chef de quartier concerné, Abou Cissé, est également poursuivi pour usurpation de fonctions, complicité de faux et usage de faux, ainsi que complicité de stellionat.
Les réquisitions du parquet
Après les débats contradictoires entre le parquet et les avocats de la défense, le ministère public a requis : Cinq ans d’emprisonnement assortis de sursis et une amende de 15 millions de francs guinéens contre Abdoulaye Diakité ; Quatre ans d’emprisonnement avec sursis et une amende de 3 millions de francs guinéens contre le chef de quartier Abou Cissé.
Le procureur a toutefois rappelé que « ce n’est pas le ministère public qui rend la décision », soulignant que seul le tribunal est habilité à apprécier la régularité des poursuites, l’établissement des infractions et la culpabilité éventuelle des prévenus.
Une peine « adaptée », selon le parquet
Le représentant du parquet a estimé que la peine assortie de sursis constitue une sanction appropriée, dans un esprit à la fois éducatif et dissuasif. Selon lui, les éléments constitutifs des infractions sont réunis, mais le recours au sursis tiendrait compte du fait que le préjudice causé serait rentré dans l’ordre.
« Il appartiendra au tribunal de rendre sa décision », a conclu le procureur.
L’affaire a été renvoyée au vendredi 06 mars 2026 pour la suite de la procédure.
De Kankan, Abdoulaye Kallo pour Infosbruts.com















