Labé, 27 févr (Infosbruts.com) – La tension monte au sein du Collectif des directoires sous-préfectoraux de la préfecture de Labé. En cause : le remplacement jugé « clandestin » de Thierno Sadou Bah de Kalan sur la liste des membres fondateurs de la GMD Bâtir Ensemble.

Selon les responsables du collectif, un consensus interne avait été trouvé pour désigner deux représentants au sein des membres fondateurs du parti coordonné par le Premier ministre Amadou Oury Bah. Il s’agissait de Thierno Ibrahima de Tountouroun et de Thierno Sadou Bah de Kalan, choisis par leurs pairs pour représenter les directoires sous-préfectoraux de Labé.
Un remplacement contesté
C’est « avec amertume et incompréhension » que les membres du collectif affirment avoir appris le retrait du nom de Thierno Sadou Bah de la liste définitive. D’après leurs explications, cette décision aurait été justifiée par un prétendu problème de pièces d’identité.
Une explication que les contestataires jugent infondée. Ils soutiennent que toutes les pièces requises auraient été fournies dans les délais et dénoncent une manœuvre opaque. Selon eux, la place initialement attribuée à leur représentant aurait été accordée à un proche du directeur préfectoral, ce qu’ils considèrent comme une entorse aux règles de transparence et d’équité.
Menace de non-reconnaissance de la liste
Face à cette situation, le Collectif des directoires sous-préfectoraux annonce la tenue imminente d’une déclaration de presse pour exiger le rétablissement de ce qu’il estime être ses droits lésés dans le processus de désignation des membres fondateurs de la GMD Bâtir Ensemble.
Dans une prise de position ferme, le collectif prévient que, faute de mesures correctives « dans les plus brefs délais », il ne reconnaîtra pas la liste actuellement proposée pour la préfecture de Labé. Il se réserve également le droit de « prendre toutes les dispositions nécessaires » pour défendre ses droits et intérêts.
Un test pour la cohésion interne
Cette contestation intervient dans un contexte où la GMD Bâtir Ensemble cherche à consolider ses structures locales et à afficher une image d’unité et de respect des règles internes. L’affaire de Labé pourrait ainsi constituer un test important pour la crédibilité et la cohésion du jeune mouvement politique.
En attendant une réaction officielle des instances préfectorales ou de la direction nationale du parti, les regards restent tournés vers Labé, où la base militante réclame davantage de transparence dans la gestion des désignations.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















