Labé, 25 févr (Infosbruts.com) – La dynamique d’implantation de la GMD « Bâtir Ensemble » dans la région de Labé traverse une zone de fortes turbulences. À Tarambaly, le directeur sous-préfectoral de campagne, Mamadou Saliou I. Diallo, a officiellement déposé la liste des membres fondateurs du mouvement sans l’avis préalable des autorités communales et des responsables des districts. Une initiative qui alimente tensions et incompréhensions au sein des acteurs locaux.
Une démarche unilatérale contestée
D’après plusieurs sources concordantes, des concertations étaient en cours pour aboutir à une liste consensuelle, reflétant les équilibres sociopolitiques de la localité et l’implication effective des structures de base.
Le président de la délégation spéciale de la commune rurale de Tarambaly ainsi que les présidents des conseils de districts espéraient être associés au processus d’identification des membres fondateurs. Mais, contre toute attente, Mamadou Saliou I. Diallo aurait procédé au dépôt d’une liste élaborée sans validation collective.
Cette méthode est perçue par certains responsables locaux comme un passage en force susceptible de compromettre la cohésion interne autour de ce futur parti présidentiel.
Une réunion de crise en urgence
Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne dans la matinée de ce mercredi 25 février 2026, une réunion de crise se tenait autour du président de la délégation spéciale de la commune rurale de Tarambaly, en présence des différents chefs de districts.
Selon nos informations, les participants examinaient les voies et moyens de répondre à ce qu’ils considèrent comme une entorse aux principes de concertation locale.
Il nous revient également qu’une délégation des acteurs locaux de Tarambaly pourrait saisir, dans les prochaines heures, les autorités compétentes de la préfecture afin d’exposer la situation et solliciter un arbitrage.
Un risque pour l’implantation du parti
Cette crise intervient à un moment stratégique pour la GMD « Bâtir Ensemble », engagée dans un processus d’implantation nationale en vue de son agrément officiel.
Dans une région où le dialogue communautaire et le respect des hiérarchies locales jouent un rôle central dans la stabilité sociopolitique, un conflit de cohabitation entre le directeur sous-préfectoral de campagne, la délégation spéciale et les conseils de districts pourrait durablement affecter la mobilisation militante.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















