Labé, 23 févr (Infosbruts.com) – La polémique autour de la mise en place de la liste des membres fondateurs du mouvement GMD–Bâtir Ensemble à Labé prend une nouvelle tournure avec la circulation d’un document officiel détaillant les critères de sélection.

Intitulé « Critère de sélection des membres fondateurs », le texte recommande d’assurer une représentation socioprofessionnelle équilibrée, tenant compte des réalités locales. Il précise qu’au minimum doivent figurer : 1 représentant du directoire local GMD ; 1 représentant de la délégation spéciale ; 1 représentant des jeunes ; 1 représentant des sages ; 1 représentant des femmes ; 1 représentant des enseignants ; 1 représentante des enseignantes ; 1 représentant des infirmiers et 1 représentante des infirmières.
Les 11 places restantes devant revenir à des représentants de différentes corporations afin de garantir diversité et inclusivité.
Une application contestée à Labé
Dans la préfecture de Labé, plusieurs acteurs affirment que la pratique observée serait en décalage avec ces recommandations. Selon des informations recueillies par Infosbruts.com, tous les membres du directoire préfectoral auraient été inscrits sur la liste finale, ainsi que deux membres du directoire régional, alors que les critères nationaux prévoient une seule place pour le directoire local.
Cette situation soulève des interrogations majeures, car elle réduirait considérablement l’espace réservé aux autres corporations officiellement indiquées dans le document de référence. Des représentants potentiels des jeunes, des femmes, des enseignants ou encore du personnel de santé pourraient ainsi se retrouver marginalisés dans le processus.
Des inquiétudes sur l’équité du processus
Plusieurs observateurs estiment que cette configuration crée un déséquilibre au détriment de la diversité socioprofessionnelle prônée par les textes. Ils rappellent que l’objectif affiché par la coordination nationale est d’éviter toute concentration des responsabilités entre les mains d’un groupe restreint.
Alors que le mouvement soutient la dynamique impulsée par le président Mamadi Doumbouya et s’oriente vers la formalisation du parti politique, la question du respect strict des critères établis devient un enjeu central.
Pour nombre d’acteurs locaux, la crédibilité du futur parti dépendra de sa capacité à appliquer ses propres principes de transparence, d’équilibre et d’inclusivité dès cette phase fondatrice.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















