Conakry, 23 févr (Infosbruts.com) – Le coordinateur national du mouvement « Génération pour la Modernité et le Développement (GMD) – Bâtir Ensemble », Amadou Oury Bah, a animé une conférence de presse au cours de laquelle il a fait le point sur l’état d’avancement du processus de création de la nouvelle formation politique appelée à structurer la mouvance présidentielle.
Dès l’entame de son intervention, il est revenu sur le contexte ayant conduit à cette initiative. À la suite de la démission du gouvernement le 26 janvier dernier, le Président de la République, Mamadi Doumbouya, lui aurait confié la mission de poser les bases d’un parti destiné à accompagner le septennat en cours.
« Depuis lors, nous avons engagé des activités de sensibilisation et de concertation à travers tout le pays », a-t-il déclaré, évoquant un processus complexe dans un paysage politique guinéen fortement structuré par des traditions organisationnelles anciennes.
Concertations nationales et mobilisation
Pour conduire ce chantier, Amadou Oury Bah affirme s’être entouré de plusieurs personnalités, dont d’anciens ministres, afin d’assurer une implantation nationale du mouvement. Des rencontres ont été tenues avec des partis politiques, des mouvements de soutien, des organisations syndicales ainsi que des acteurs de la société civile.
Il a notamment salué la forte mobilisation des femmes lors d’une récente assemblée, qu’il qualifie de « réunion la plus massive » enregistrée depuis le lancement du processus.
Exigences légales et représentativité
Sur le plan administratif, le coordinateur national a détaillé les exigences juridiques liées à la création d’un parti politique. La charte impose au minimum onze membres fondateurs par préfecture pour constituer un dossier de légalisation.
Selon lui, la GMD-Bâtir Ensemble est allée au-delà de cette exigence, en sollicitant également des listes issues des sous-préfectures afin de garantir une représentativité sociologique et territoriale reflétant la diversité nationale.
« L’objectif est d’éviter qu’un parti ne soit l’expression d’un clan, d’une ethnie ou d’une région », a-t-il insisté.
Dépôt imminent du dossier
Le dépôt du dossier de légalisation est annoncé dans les prochains jours auprès du ministère en charge de l’Administration du territoire. Amadou Oury Bah a précisé qu’il est la seule personne habilitée à effectuer cette démarche, appelant à la discipline interne et à la transparence.
Interrogé sur les élections législatives et communales prévues le 24 mai prochain, il a indiqué que la désignation des candidats interviendra dans une seconde phase, après l’obtention de l’agrément officiel.
Enfin, il a annoncé la convocation prochaine d’un congrès extraordinaire de l’UDRG en vue de sa dissolution, invitant ses militants à rejoindre individuellement la nouvelle formation politique, dans ce qu’il présente comme une dynamique de rassemblement national.
Par Alhassane Barry pour Infosbruts.com















