Koubia, 22 févr (Infosbruts.com) – Au village de Keïra, dans le district de Timba, commune urbaine de Koubia, l’accès à l’éducation demeure un défi quotidien pour des centaines d’enfants. Ici, l’école fonctionne au ralenti : un seul groupe pédagogique est opérationnel, pendant que de nombreux autres élèves restent à la maison, non pas par choix, mais par manque d’enseignants et de salles de classe.

Sur place, le constat de la direction préfectorale de la femme, de la famille et des solidarités est alarmant. Faute d’infrastructures suffisantes et d’encadrement pédagogique adéquat, plusieurs enfants en âge d’être scolarisés voient leurs espoirs compromis. Certains attendent qu’une place se libère, d’autres regardent, impuissants, leurs camarades poursuivre les cours.
Des conditions d’apprentissage précaires
La situation matérielle illustre également la précarité dans laquelle évoluent ces élèves. La majorité d’entre eux transportent leurs cahiers et fournitures dans de simples sacs en plastique, faute de cartables adaptés. Malgré ces difficultés, la volonté d’apprendre reste intacte.
Plus préoccupant encore, l’école ne dispose pas de latrines. Pour satisfaire leurs besoins naturels, les enfants sont contraints de se rendre dans la brousse, s’exposant ainsi à divers risques : reptiles, insécurité, maladies liées au manque d’hygiène et autres dangers environnementaux.
Ces conditions posent non seulement un problème sanitaire, mais également un enjeu de dignité et de protection de l’enfance.
Un droit fondamental en péril
L’éducation est un droit fondamental reconnu par les textes nationaux et internationaux. Pourtant, à Keïra, elle s’apparente à un combat quotidien pour les familles et les enfants.
Face à cette situation, des voix s’élèvent pour interpeller les autorités locales, les partenaires techniques et financiers, les ONG, ainsi que les fils et filles de la localité.

Un appel à la solidarité
Les besoins sont clairs : la construction de nouvelles salles de classe ; le renforcement du personnel enseignant ; l’installation de latrines scolaires sécurisées et la dotation en fournitures et cartables.
« Chaque contribution, même modeste, pourrait avoir un impact décisif sur l’avenir de ces enfants. Car au-delà des chiffres et des infrastructures, ce sont des rêves et des destins qui sont en jeu », témoigne avec émotion Elhadj Boubacar Timbo Barry, cadre de la direction préfectorale de la femme, de la famille et des solidarités de Koubia.
À Keïra, les enfants continuent de croire en un avenir meilleur. Reste à savoir si la mobilisation suivra pour transformer cet espoir en réalité.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com
















C’est vraiment dommage