Guinée, 17 févr (Infosbruts.com) – En ce 18 février, une convergence spirituelle particulière marque la vie religieuse nationale. Les fidèles chrétiens entrent en Carême, tandis que les musulmans s’engagent dans le mois sacré de Ramadan. Deux chemins distincts dans leur expression, mais profondément unis par leurs valeurs fondamentales : le jeûne, la prière, le partage et la quête du bien.
Dans une déclaration empreinte de spiritualité et d’engagement citoyen, Victor Faya Ifono, sociologue et enseignant-chercheur à l’Université de Labé, invite à faire de cette coïncidence un symbole fort d’unité nationale.
Une diversité unie par des valeurs communes
Pour Victor Faya Ifono, le Carême et le Ramadan rappellent que, malgré la diversité des croyances, les communautés religieuses partagent des valeurs essentielles : la paix, l’amour du prochain, la solidarité et la recherche du bien commun.
« Ces moments de jeûne et de prière nous appellent à renforcer la tolérance et l’acceptation mutuelle. Il s’agit de bâtir des ponts au lieu de murs », souligne-t-il.
Selon lui, la foi ne doit pas être un facteur de division, mais un moteur de rapprochement et de cohésion sociale.
Dans un contexte où les sociétés sont confrontées à de multiples défis, il estime que cette période sacrée peut devenir un puissant levier d’apaisement et de fraternité.
Faire de la foi un engagement pour la paix
Le sociologue appelle à transformer ces temps spirituels en actes concrets. « Que chacun trouve dans la foi la force de tendre la main à l’autre », plaide-t-il. Le jeûne, qu’il soit chrétien ou musulman, ne saurait se limiter à une pratique individuelle : il doit se traduire par des gestes de solidarité, de pardon et d’ouverture.
Dans son message, il formule également une prière pour la nation :
« Seigneur Tout-Puissant, Toi qui es source de lumière et de miséricorde, en ce temps de Carême et de Ramadan, nous T’élevons nos cœurs unis. Accorde à nos communautés la force du pardon, la sagesse de la tolérance et l’amour sincère du prochain. »
À travers ces mots, Victor Faya Ifono exprime l’espoir de voir la diversité religieuse devenir une richesse et non un facteur de fracture.
Un appel à l’espérance collective
Au-delà du cadre religieux, ce message s’inscrit dans une vision citoyenne. Faire de la nation « une famille soudée dans la paix », telle est l’ambition affichée. Il s’agit de promouvoir la compréhension mutuelle et de renforcer la concorde, aussi bien à l’intérieur du pays qu’au-delà de ses frontières.
En cette date symbolique du 18 février, le Carême et le Ramadan apparaissent ainsi comme deux élans spirituels convergents vers un même idéal : celui d’une société fondée sur la fraternité, l’espérance et l’harmonie.
Pour Victor Faya Ifono, l’unité nationale ne se décrète pas ; elle se construit chaque jour, dans les cœurs, dans les actes et dans la reconnaissance respectueuse de nos différences.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















