
Mamou, 3 déc (Infosbruts.com) – Les autorités régionales de Mamou ont procédé ce vendredi au lancement officiel des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, sous le thème : « Pas d’excuse, tous unis pour mettre fin aux violences numériques faites aux femmes et aux filles ».

L’initiative est pilotée par l’Inspection régionale de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables.
La cérémonie a mobilisé étudiants de l’Institut supérieur de technologie de Mamou (IST), autorités administratives, femmes, leaders communautaires ainsi que plusieurs cadres régionaux, préfectoraux et communaux.

La violence numérique au cœur des préoccupations
Chaque année du 25 novembre au 10 décembre, nos cœurs, nos esprits, nos actions convergent vers un seul objectif : briser les chaînes de la violence. Cette année, la lutte se déplace vers un terrain nouveau : l’espace numérique, devenu un lieu de vulnérabilité extrême pour les femmes et les filles.
« Une fausse information, une photo intime volée, un montage haineux… tout peut devenir viral en quelques secondes. C’est une humiliation virale, la destruction d’une réputation, une vie exposée sans témoin », déplore un expert présent à la cérémonie.

Kadiatou Baïlo Soumano, Inspectrice régionale de la promotion féminine
« Le numérique, un champ de bataille » : l’appel de l’Inspectrice régionale
Pour Kadiatou Baïlo Soumano, Inspectrice régionale de la promotion féminine, l’ère numérique doit être un levier d’autonomisation, mais elle est aujourd’hui détournée pour perpétuer de nouvelles formes de violences. Elle cite entre autres : le cyberharcèlement, la diffusion d’images intimes, les menaces en ligne, la désinformation ciblée.
Selon elle, ces violences entravent la participation sociale, économique et politique des femmes : « Ces moments ne doivent pas être seulement commémoratifs mais des occasions de libérer la parole et de faire reculer les violences : les mutilations génitales féminines, les mariages d’enfants et toutes les pratiques néfastes qui empêchent le développement de nos communautés. »

Mamadou Saïdou Diallo, Chef de Cabinet du gouvernorat de Mamou
Les autorités réitèrent l’engagement du gouvernement
Procédant au lancement officiel, Mamadou Saïdou Diallo, Chef de Cabinet du gouvernorat de Mamou, a rappelé la détermination de l’État à protéger les femmes et les filles :
« Les violences basées sur le genre sont une violation des droits humains et un frein au développement. Elles affectent les familles, les communautés et l’ensemble de la société. »
Il a assuré que le gouvernement, sous la direction du Président Mamadi Doumbouya, poursuit ses efforts pour faire appliquer les lois, renforcer la protection des femmes et soutenir les survivantes de violences.
Ces 16 jours d’activisme à Mamou ouvrent ainsi une nouvelle page de mobilisation collective contre les violences numériques, un phénomène en pleine croissance qui exige vigilance, solidarité et action.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour Infosbruts.com















