Conakry, 7 nov. (Infosbruts.com) – Face aux multiples commentaires suscités par la saisine de la Cour de Justice de la CEDEAO par le président de l’UFDG, Elhadj Cellou Dalein Diallo, son conseiller juridique, maître Amadou Diallo, a tenu à clarifier la portée et les motivations de cette démarche.
Selon l’avocat, deux recours ont été introduits auprès de la juridiction communautaire afin de permettre au leader de l’UFDG d’être rétabli dans ses droits civils et politiques. « Ces recours visent uniquement à obtenir son inscription immédiate sur la liste électorale, afin qu’il puisse exercer librement, s’il le souhaite, son droit de vote et d’éligibilité pour toutes les élections nationales et locales », a précisé maître Amadou Diallo.
Il souligne qu’à ce jour, aucune mesure de restriction valable ne justifie le refus d’inscrire M. Diallo sur la liste électorale. « Mon client remplissait toutes les conditions légales et administratives pour y figurer », ajoute-t-il.
L’avocat tient toutefois à préciser que cette démarche n’implique pas une candidature automatique de son client à une élection. « Le rétablissement dans ses droits ne signifie pas qu’il a décidé de participer à une quelconque élection. Avoir le droit de vote et d’éligibilité ne veut pas dire être candidat », a-t-il martelé.
Pour maître Amadou Diallo, la requête déposée à la CEDEAO s’inscrit dans une logique de respect des droits fondamentaux et de préparation au retour à l’ordre constitutionnel. « Plusieurs élections seront organisées à tous les niveaux, et pour y prendre part, il faut être inscrit sur la liste électorale. Il n’est jamais tard pour un citoyen de demander cette inscription », a-t-il insisté.
En conclusion, le conseiller juridique du président de l’UFDG estime qu’il revient à chaque citoyen inscrit sur la liste électorale de juger si les conditions sont réunies pour participer à des élections libres, transparentes et inclusives.
Par Idrissa Sampiring Diallo pour infosBruts.com















