Yomou, 15 août (Infosbruts.com) – La petite Lamah qui faisait la 3ème Année de l’école primaire de Ouro, relevant de Bowé, dans la préfecture de Yomou quand elle a été violée au mois d’août 2024 a finalement succombé à ses blessures, dimanche, 9 août 2025, à l’hôpital Donka, à Conakry. Son décès tragique est intervenu après une année des soins dans certains hôpitaux de la Guinée et à l’étranger.

La tentative de sauver cette petite écolière a bénéficié de l’implication particulière de madame la ministre de la Promotion Féminine, de l’Enfance et des Personnes Vulnérables. A en croire Mohamed Mariama Keïta, représentant de ce département dans la région de N’Zérékoré qui s’est confié à Infosbruts.com, à travers ses reporters Louis Thonard Doré et Ibrahima Doumbouya.
« C’est malheureux d’en parler parce qu’il vous souviendra que c’est au mois d’août 2024 que l’acte-là s’est passé dans la région du N’Zérékoré, notamment précisément à Ourou dans Bowé, dans la préfecture de Youmou, où une fille de 11 ans a été violée par un jeune de 20 ans. Lorsqu’elle quittait le champ. Malheureusement, le dossier a été mal géré au village avec une gestion amiable entre les deux parties », regrette-t-il.
Ce qui fait que la fille n’a pas bénéficié des soins adéquats, affectant ainsi dangereusement sa santé.

Mohamed Mariame Keïta, Inspecteur régional de la promotion féminine, de l’enfance et des personne vulnérables N’Zérékoré
« Comme son état de santé s’aggravait, elle a été pour la première fois admise à l’hôpital régional du N’Zérékoré en janvier 2025, après plusieurs mois sans bénéficier des services adéquats. Les analyses ont prouvé que l’hôpital régional était incompétent à apporter les soins adéquats à l’enfant. Il fallait l’évacuer à Donka. C’est ce processus que nous avons entamé et étant inconsciente, la fille ne pouvait pas voyager dans un véhicule ou dans une ambulance d’ici jusqu’à Conakry. Il fallait vraiment un vol. Madame la ministre s’est personnellement impliquée pour diligenter le processus parce que le processus de vol aussi était compliqué. La fille est partie à Conakry, et à la charge du ministère de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables à Conakry, à travers le fonds de développement social et de l’indigence. Sa situation se compliquant, elle a été évacuée à l’étranger avec le soutien de notre département », ajoute notre interlocuteur.
Après plusieurs moments de soins à l’extérieur, elle est revenue toujours à l’hôpital Donka où elle est décédée.
« Le message que nous avons, c’est d’inviter vraiment cette population à dénoncer ces cas de viol. C’est aussi dire que ce combat n’est pas seulement le combat de l’État, mais c’est le combat de la population. Il faut que la population soit prédisposée à mettre fin à cette violence. C’est en cela que l’État peut vraiment parvenir à mettre fin aux violences dans nos communautés », a-t-il conclu.
Il convient de signaler que le présumé auteur de ce cas de viol, âgé de 20 ans, est actuellement en détention à Yomou, selon une source judiciaire.
Par Louis Thonard Doré & Ibrahima Doumbouya pour Infosbruts.com