Labé, 14 août (Infosbruts.com) – Installée à l’immeuble Koula Center, dans le quartier Mairie de la commune urbaine de Labé, Maîtresse Mariame incarne la persévérance et la passion du métier de couturière. Avec plus de trois décennies d’expérience, elle forme aujourd’hui une nouvelle génération de jeunes filles à ce métier qui l’a tant façonnée. Infosbruts.com est allé à sa rencontre à travers notre reporter Binta Sampiring Diallo.
Maîtresse Mariame a commencé la couture il y a environ 30 ans. Très tôt, elle a été attirée par ce métier qu’elle considérait déjà comme une vocation.
« J’aimais ce métier depuis mon enfance. C’était tout mon rêve. Quand je jouais, je ramassais des morceaux de tissu pour coudre. Mon cerveau tenait à la couture », confie-t-elle avec émotion.
Grâce au soutien de ses parents, elle a pu se former et, aujourd’hui, elle vit pleinement de son travail.
« C’est dans ce métier que je gagne les moyens de ma subsistance : les frais d’entretien de mes enfants et mes besoins personnels. Je gagne beaucoup grâce à lui », affirme-t-elle fièrement.
Des débuts difficiles, mais une passion inébranlable
Comme tout parcours, le sien n’a pas été exempt d’épreuves. Les débuts ont été marqués par des journées entières sans clients, souvent sans même de quoi se restaurer. Mais la passion a été plus forte que les obstacles : « Je me suis accrochée jusqu’à obtenir mon diplôme. »
Une formatrice engagée malgré les défis
Aujourd’hui, Mariame encadre neuf apprenties dans son atelier. Toutefois, elle ne cache pas les difficultés rencontrées, notamment le manque d’assiduité de certaines élèves et l’absence d’implication de leurs parents.
« Certaines filles ne viennent pas à l’heure, d’autres sont là sans être là mentalement. Les parents aussi ne les soutiennent pas suffisamment », déplore-t-elle.
Elle en appelle à une prise de conscience des jeunes filles et de leurs familles : « Ce métier, c’est leur avenir. Je les encourage à prendre leur travail au sérieux. »
Un appel aux autorités et aux bonnes volontés
Maîtresse Mariame profite de cette tribune pour lancer un appel aux autorités locales et aux personnes de bonne volonté.
« Nous avons besoin de soutien pour obtenir du matériel : des machines, des fournitures. C’est notre besoin prioritaire. »
Son parcours inspirant et sa détermination à transmettre son savoir méritent d’être soutenus, car c’est grâce à des femmes comme elle que des générations entières peuvent espérer un avenir meilleur.
Par Binta Sampiring Diallo pour Infosbruts.com