Labé, le 29 juillet (Infosbruts.com) — Dans une déclaration solennelle lue ce mardi devant les médias, le collectif « La Voix des Victimes de Viol », composé de femmes et de jeunes filles de la préfecture de Labé, a vigoureusement dénoncé un nouveau cas de viol perpétré entre le 21 et le 24 juillet dernier à Paraya, dans le quartier Dow-Saré, commune urbaine de Labé.
Selon les informations relayées par le collectif, la victime, une jeune fille âgée d’environ 19 ans, aurait été séquestrée durant 72 heures avant d’être violée. Le principal suspect n’est autre que le directeur d’une pâtisserie locale où la jeune femme suivait une formation professionnelle.
Dans sa déclaration, le collectif s’est dit profondément indigné par cet « énième cas de violence sexuelle » survenu dans la région. Il appelle les autorités judiciaires à « sévir avec la dernière énergie » contre l’auteur présumé et à appliquer la loi dans toute sa rigueur, sans compromission.
Le collectif a également rappelé à l’État guinéen ses obligations au titre du Protocole de Maputo, notamment les articles 4, 11 et 13, qui stipulent la nécessité de protéger les femmes contre toutes formes de violences, y compris sexuelles. « Nous exigeons que la loi soit respectée et que justice soit rendue, sans aucune tentative de médiation ou de pression sociale », a martelé une des porte-paroles.
« La Voix des Victimes de Viol » a par ailleurs mis en garde contre toute complicité ou tentative de règlement à l’amiable dans cette affaire, qu’elle qualifie de crime d’une extrême gravité. Elle demande également la prise en charge médicale et psychologique de la victime.
Sur le plan judiciaire, le collectif a indiqué que l’auteur présumé a été interpellé par les forces de l’ordre, et le dossier est actuellement en instruction au tribunal de première instance de Labé.
Affaire à suivre…
Par Alpha Fadi Diallo pour Infosbruts.com