Labé, 29 juillet (Infosbruts.com) – Alors que l’enquête se poursuit autour d’une affaire de viol présumé dans une pâtisserie réputée de la ville de Labé, des informations font état de tentatives de règlement à l’amiable menées par des proches collaboratrices du principal mis en cause, le directeur général de l’établissement. Le père de la jeune victime, âgée de 21 ans, ferait l’objet de pressions de la part des employées du présumé violeur de sa fille.
Selon nos sources, ces femmes présentes dans les locaux au moment des faits allégués – qui se seraient déroulés entre le 20 et le 23 juillet 2025 –, continueraient à assurer le fonctionnement normal de la pâtisserie, malgré la gravité des accusations. Cette posture interroge certains observateurs, qui s’étonnent du silence ou du manque de réaction de personnes pourtant proches du suspect.
Il est utile de rappeler que le directeur général de la pâtisserie concernée avait déjà été placé sous contrôle judiciaire dans une précédente affaire de viol présumé, toujours en instance. Ce nouveau dossier vient ainsi aggraver son image auprès de l’opinion, déjà ébranlée par les révélations antérieures.
La mobilisation pour que justice soit rendue s’amplifie, et de nombreuses voix s’élèvent pour appeler à une prise en charge rigoureuse de l’affaire par les autorités judiciaires. Mais pour l’instant des zones d’ombre persistent. Des tentatives de règlement hors procédure judiciaire soulèvent de nombreuses interrogations.
Comment comprendre que des femmes, dans un environnement professionnel censé les protéger, en viennent à plaider en faveur d’un individu mis en cause dans des actes aussi graves ? Comment expliquer qu’elles préfèrent étouffer l’affaire plutôt que de se ranger du côté de la victime présumée ? Est-ce par peur de perdre leur travail ?
Pour certains acteurs de la société civile, ces démarches sont symptomatiques d’un système où la peur, le favoritisme ou l’omerta prennent parfois le pas sur la vérité et la justice. Ils appellent à la vigilance et à la solidarité, surtout face à des faits aussi sensibles.
L’affaire est désormais entre les mains des autorités compétentes. Pour l’instant, la famille de la jeune femme reste sous pression, mais soutenue par une frange de l’opinion déterminée à faire éclater la vérité.
Par Idrissa Sampiring Diallo, pour Infosbruts.com